VILLEPIN LIMOGE ETCHEGOYEN

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Villepin limoge son commissaire au Plan

 

Alain Etchegoyen, très critique envers Matignon, fait les frais d'une réforme de structure.

Pataquès autour du Plan. Après l'annonce par Dominique de Villepin, jeudi, de la transformation du Commissariat général du Plan en centre d'analyse stratégique (CAS), Matignon a indiqué vendredi que le Premier ministre mettrait fin aux fonctions de son commissaire Alain Etchegoyen lors du prochain Conseil des ministres, mercredi. Ce limogeage intervient après que ce dernier s'est répandu dans la presse pour dire tout le mal qu'il pense des projets du chef du gouvernement. Villepin veut fondre le Plan, créé en janvier 1946 par de Gaulle, dans un nouvel organisme chargé de la stratégie économique. Le CAS se consacrera à la fonction de prospective et de stratégie et rassemblera d'autres organismes placés auprès du Premier ministre, comme le Conseil d'analyse économique ou le Conseil d'analyse de la société présidé par Luc Ferry.

«Déchaîné». Selon Matignon, Alain Etchegoyen a été reçu la semaine dernière par des membres du cabinet du Premier ministre pour l'informer des intentions de Villepin. Jeudi matin, des passages du discours de ce dernier lui ont été lus. Pour le chef du gouvernement, l'affaire était entendue : Etchegoyen ne pouvait rester à la tête de la nouvelle structure. «Il savait qu'il allait partir, c'est pour cela qu'il s'est déchaîné», décodait, vendredi, un proche du Premier ministre. Dès jeudi soir, le commissaire sur le départ s'en est violemment pris à Villepin, expliquant qu'il avait «appris par un communiqué de l'AFP la décision prise de supprimer le Plan». «Cette décision n'a fait l'objet d'aucune discussion préalable ni d'aucune concertation. Comme tout le personnel du Plan, j'en ai été très surpris et déçu», ajoutait-il.

Alain Etchegoyen revendique la paternité de l'expression «Etat stratège» : «Je l'ai employée dès mon arrivée au Plan.» Le commissaire subodore une vengeance «idéologique», consécutive à quelques rapports qui ont contredit le gouvernement. Le plus récent concerne les autoroutes, dont le prix est évalué à 26 milliards d'euros par le Commissariat, contre 10 milliards par Bercy. La chose avait provoqué des remous dans la majorité. «Les tensions entre le gouvernement et le Plan ont toujours existé», rappelle Etchegoyen. Mais ce philosophe de 49 ans, nommé en 2003 comme symbole de la société civile au même titre que son ami Francis Mer, n'a pas vraiment convaincu. Etchegoyen avait donné un drôle d'air à la vieille maison, dotant les groupes de projets de noms baroques : «Périclès», «Caducée», etc. Résultat : «Le Plan, depuis deux ans, était en état de déshérence, persifle un haut fonctionnaire, ennemi d'Etchegoyen. Il ne s'est attaqué ni aux questions européennes, ni à la réforme de l'Etat.»

Expertise. La réforme du Plan décidée par Villepin pourrait être bien plus lourde qu'un simple changement de nom. Il souhaite disposer d'«une capacité d'expertise rapide [...] d'un outil de réflexion prospectif qui l'éclaire sur tous les grands sujets». Or la tradition du Plan, créé en 1946, est justement de prendre son temps, en associant la société civile (syndicats, patronat, associations) aux grands choix d'avenir. «Après la fin de la planification, le Plan est devenu un outil stratégique de long terme», explique Michel Rocard, qui fut ministre du Plan en 1981. Désormais, ce rôle pourrait être dévolu au vénérable Conseil économique et social (CES). Une réforme qui ressemble étonnamment à celle préconisée par un ancien du Plan, Nicolas Tenzer, dans son livre, France, la réforme impossible. Directeur de la revue le Banquet, il était, en 2003, candidat au Plan en concurrence avec Etchegoyen.

Sources : LIBERATION

Villepin limoge Etchegoyen, commissaire général du Plan

 

- Dominique de Villepin a annoncé vendredi le limogeage d'Alain Etchegoyen, après les vives critiques de ce dernier contre la suppression du Commissariat général du Plan, à la tête duquel il avait été nommé en 2003 par Jean-Pierre Raffarin."Il sera mis fin mercredi prochain, au Conseil des ministres, aux fonctions (de M. Etchegoyen) à la tête du Plan. Le Commissaire adjoint assure l'intérim", a fait savoir, via son entourage, le Premier ministre.

Une sanction éclair, décidée à la suite du réquisitoire du philosophe, enseignant et écrivain contre la transformation du Plan en Centre d'analyse stratégique, et les conditions de son annonce jeudi par M. de Villepin.

Interrogé par l'AFP sur ces critiques, Matignon a assuré que le commissaire au Plan avait été reçu "au cabinet du Premier ministre dans la semaine précédant la conférence de presse, pour le consulter sur l'organisation future du Plan et l'informer des décisions qui allaient être prises".

"Il a été reçu personnellement hier par le Premier ministre", a-t-on précisé.

M. Etchegoyen a indiqué dans la nuit avoir bel et bien rencontré M. de Villepin jeudi soir, mais a aussi affirmé avoir appris "par un communiqué de l'AFP" la suppression de cet organisme, créé en janvier 1946 par le général de Gaulle.

 

"Les personnels du Plan se sentent trahis" et "désavoués" et "cette décision n'a fait l'objet d'aucune discussion préalable, ni d'aucune concertation", a accusé M. Etchegoyen.

"Ayant rempli la mission que leur a confiée un Premier ministre en 2003, comment peuvent-ils comprendre être désavoués par un Premier ministre de la même majorité en 2005 ?", demande M. Etchegoyen, nommé en avril 2003 par M. Raffarin.

 

Dans un entretien au Monde daté de samedi -antérieur à son limogeage-, il est allé plus loin dans ses critiques, en liant la suppression du Plan à la "période pré-électorale".

"Si vous prenez notre rapport sur l'évaluation du prix des autoroutes, vous constaterez que l'opposition interne de l'UMP s'en est emparée pour contester les choix gouvernementaux. Nous avions mis en lumière que le prix était de 26 milliards d'euros, et pas de dix milliards. A cette occasion, le Commissariat a fait preuve d'une liberté d'analyse et de parole qui n'a pas été du goût de tout le monde", selon M. Etchegoyen.

 

Placé auprès du Premier ministre, le Centre d'analyse stratégique regroupera d'autres organismes dépendant de Matignon, comme le Conseil d'analyse économique ou le Conseil d'analyse de la société présidé par l'ancien ministre de l'Education nationale Luc Ferry.

Lors de sa conférence de presse, M. de Villepin a justifié la création du Centre par la nécessité de "disposer d'une capacité d'expertise rapide et directement opérationelle". "Il est temps, a-t-il dit, que le Premier ministre dispose d'un outil de réflexion prospectif qui l'éclaire sur tous les grands sujets".

Sources : YAHOO FR

Villepin limoge le commissaire général au plan

Le gouvernement va mettre fin dès le prochain Conseil des ministres aux fonctions du commissaire général au Plan Alain Etchegoyen, a annoncé vendredi l'entourage du Premier ministre.

Dominique de Villepin a annoncé jeudi lors de sa conférence de presse sur la modernisation de l'Etat la transformation du commissariat général au Plan, fondé à la Libération, en centre d'analyse stratégique directement placé auprès de lui. Le Premier ministre souhaite "disposer d'une capacité d'expertise rapide et directement opérationnelle".

Cette décision a été accuellie avec stupeur au Plan. Dans un communiqué publié jeudi soir, Alain Etchegoyen, "très surpris et déçu", a déclaré que les personnels du Plan se sentaient "trahis" par une décision n'ayant fait l'objet d'"aucune discussion préalable ni d'aucune concertation".

Le commissaire au plan est allé encore plus loin en dénonçant une "décision discrétionnaire". dans un entretien publié vendredi après-midi par "Le Monde". Le philosophe reproche à Dominique de Villepin "beaucoup d'idéologie" contre le Plan, qui ferait "un peu soviétique" dans une période "imprégnée de libéralisme".

"Le Plan, c'était le moyen de réintroduire du long terme dans les décisions publiques", dit-il en prenant l'exemple de son rapport sur la privatisations des sociétés d'autoroutes, dont la "liberté d'analyse et de parole n'a pas été du goût de tout le monde".

Alain Etchegoyen dit avoir appris la nouvelle par une dépêche d'agence. "Jamais on n'avait évoqué devant moi une telle suppression, et comme tout le personnel du plan, je suis surpris et déçu: je m'attendais à plus d'élégance", déplore-t-il.

Le commissaire général au plan affirme "ne pas avoir été reçu une seule fois par le Premier ministre depuis cent jours et deux mois qu'il est en fonction". "Il ne nous a jamais sollicités, à la différence de son prédécesseur", ajoute Alain Etchegoyen, qui avait été nommé en avril 2003 par Jean-Pierre Raffarin.

En réaction, l'entourage du Premier ministre a annoncé que M. Etchegoyen serait démis de ses fonctions lors du prochain conseil des ministres. Interrogé par l'Associated Press, Matignon précise que M. Etchegoyen "a été reçu au cabinet du Premier ministre dans la semaine précédant la conférence de presse pour le consulter sur l'organisation future du Plan et l'informer des décisions qui allaient être prises".

"Il a été reçu personnellement par le Premier ministre hier", ajoute-t-on à Matignon, où l'on précise que le commissaire adjoint assurera l'intérim jusqu'à la nomination du successeur de M. Etchegoyen.

L'annonce de la transformation du commissariat au plan a provoqué de vives inquiétudes parmi ses 160 salariés. Dans une déclaration commune publiée vendredi, les syndicats CFDT, FO et SUD "s'indignent du mépris manifesté par le Premier ministre à leur égard" et déplorent "l'absence d'information sur le projet de création du Centre d'analyse stratégique". Les organisations syndicales s'interrogent sur le sort des organismes rattachés au Plan et demandent un rendez-vous au cabinet du Premier ministre.

Selon Matignon, le futur centre d'analyse stratégique rassemblera tous les organismes de réflexion placés sous l'autorité du Premier ministre. Il s'agit notamment du conseil d'analyse de la société, présidé par Luc Ferry, ou du conseil d'analyse économique. Les personnels du commissariat général du plan seront "intégrés à ce nouveau centre", a précisé Dominique de Villepin. Des discussions seront ouvertes début novembre avec les syndicats. AP

Sources : YAHOO FR

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Le Ministre

Commenter cet article