SARKOZY FACE AUX FOURBERIES DE VILLEPIN

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est bien évident que les rapports DDV- SARKOZY ne trompent personne. Jusqu'à quand ce cinéma va-t-il durer ? C'est la question que l'on se pose... avec d'autres d'ailleurs. Pourquoi Chirac a-t-il mis Sarkozy à l'Intérieur ? Il est certain que les dérives sarkozystes en matière de sécurité retomberont sur Villepin pour la simple raison qu'ils sont du même parti. Tout cela n'augure rien de bon dans un futur proche. Au nom de la diplomatie, nos gouvernants s'enfoncent de plus en plus dans l'hypocrisie au détriment de la transparence...

Sarkozy face aux fourberies de Villepin

 

Grand numéro d'hypocrisie des deux hommes lors de la conférence de presse du Premier ministre.

Jeu de dupes. Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy se sont livrés hier à un grand numéro d'hypocrisie pour tenter de s'afficher comme un duo «uni». Le chef du gouvernement avait invité son numéro 2 à participer pour la première fois à sa conférence de presse mensuelle, au motif qu'il lui confie la coordination des travaux gouvernementaux sur les services publics. Un signe censé illustrer leur bonne entente. Mais aussi une manière de remettre le ministre de l'Intérieur à sa place, et de lui rappeler qui commande. Nicolas Sarkozy n'a pas mis longtemps à comprendre qu'il s'était fait avoir en acceptant de figurer au milieu d'une brochette de ministres (Christian Jacob, Xavier Bertrand, Thierry Breton et Jean-François Copé).

Signes d'agacement. A peine la conférence de presse avait-elle commencé qu'il manifestait des signes d'agacement, tripotant son téléphone portable, consultant son agenda, réprimant à peine ses soupirs. Après le propos liminaire du Premier ministre, il a été interpellé par la presse pour se justifier sur sa présence dans un gouvernement dont il ne cesse de se démarquer (sur la loi de 1905, le droit de vote des étrangers, etc.). Mais c'est Villepin qui a répondu le premier pour «donner son sentiment de chef de gouvernement». «Il est bon que chacun s'exprime, personne n'a la science infuse. Je suis heureux et fier que notre majorité soit le pôle du débat», a affirmé le Premier ministre avant de rappeler que, s'il peut y avoir «débat», il est «normal qu'il y ait aussi action et décision». «Je ne crois pas qu'on puisse dire que l'action du gouvernement est entravée», a-t-il insisté, renvoyant le patron de l'UMP à son «rôle d'aiguillon, indispensable dans la démocratie». Villepin a ensuite minimisé leurs sujets de désaccord. Sur la loi de 1905, «nous disons la même chose», a-t-il juré. Sur la discrimination positive, «ne nous perdons pas en débats sémantiques».

Sourire crispé, Nicolas Sarkozy a ajouté qu'il pourrait «signer des deux mains» les propos de Villepin. «Nous voulons faire exactement l'inverse de ce que font les socialistes, a-t-il expliqué. Ils se ressemblent, mais sont divisés. Nous sommes différents, et nous sommes unis.» Détaillant à son tour les points de divergences, il a ajouté : «Depuis quand un responsable politique ne peut-il pas défendre une idée ?» Avant de conclure : «Pour le reste, on travaille ensemble [...] Dominique de Villepin a compris, du moins je l'imagine, que si nous voulons rassembler au-delà de nos frontières naturelles, il faut accepter cette différence.»

Les deux hommes sont aussitôt passés aux travaux pratiques pour illustrer leurs harmonieuses «différences». Interrogé sur la question du cumul d'un portefeuille ministériel et d'une présidence d'exécutif qui touche quatre de ses ministres, dont Sarkozy, Villepin a expliqué : «Cette règle a été fixée, je l'ai rappelée à tous les ministres et chacun m'a donné son accord pour la respecter.»

Et de conclure, se référant à l'anarchiste Bakounine : «Pour le reste, nous sommes nos maîtres». Dans la foulée, Sarkozy, qui préside le conseil général des Hauts-de-Seine, s'est appliqué à démontrer sa bonne volonté en indiquant qu'il se conformerait à la règle du non-cumul dès que les recours électoraux déposés dans son département «seront épuisés». Assurant qu'il n'avait pu démissionner en raison d'une cantonale partielle, il a résumé : «Ce n'est pas un choix politique, simplement une contrainte juridique.» Cette parenthèse matinale terminée, la guérilla a repris par entourages interposés. Dans une interview à La Croix d'aujourd'hui, François Fillon, conseiller politique de Sarkozy, estime que «le Premier ministre» ne peut être le candidat de l'UMP en 2007, martelant : «Le seul candidat qui incarne une certaine rupture, c'est Nicolas Sarkozy».

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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