SARKOZY ET L'ARGENT DU CONTRIBUABLE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est sûr et certain que la vie est belle pour Sarko. Il voyage au frais de la princesse et les bons gueuletons doivent aussi faire partie de la note. A moins qu'il ne préfère se substanter au Mac Do ? Il en est capable tant il méprise la France et ce qu'il y a de bon en elle. Mais s'il décrie notre pays, il est clair et net que notre argent lui est bien utile... là pas question de Loi 1905 pour limiter les dépenses de ceux qui dépensent la monnaie du contribuable à tort et à travers...

 

Sarkozy tente de ne pas mélanger ses deux porte-monnaie

 

Lors de ses déplacements, difficile de savoir qui, du ministre de l'Intérieur ou du patron de l'UMP, voyage.

Deux cortèges de voitures, deux équipes et deux budgets a priori différents : pour ses deux ou trois déplacements officiels hebdomadaires, Nicolas Sarkozy affirme «faire très attention» à ne pas mélanger ses deux casquettes ­ ministre de l'Intérieur et président de l'UMP. Sur le terrain, les choses s'avèrent plus compliquées. Par souci de rentabilité, il mélange ses deux fonctions, passant de l'inauguration d'une permanence UMP à un discours devant les forces de l'ordre.

Nicolas Sarkozy, lui-même, admet que certaines interventions qu'il a faites en Lorraine peuvent prêter à confusion : quand il va parler de la politique universitaire devant les étudiants de l'école de commerce de Nancy, par exemple, il est reçu au titre de ministre d'Etat, mais tient un discours partisan qui déborde largement ses fonctions. Sarkozy assume ce mélange des genres. Il en a même fait une marque de fabrique. Mais, pour lui comme pour tous les ministres qui agissent de même, se pose la question des moyens utilisés.

Sarkozy peut-il vraiment assurer qu'il va visiter les militants UMP «en dehors des heures de bureau» ? Quand il est allé inaugurer la permanence de Metz, jeudi après-midi, toute sa délégation s'y est rendue à bord de véhicules ministériels. «C'est parce qu'il n'y avait pas de détour à faire, explique son conseiller en communication. Autrement, dès qu'il y a coût supplémentaire, on change de voitures et de chauffeurs.» Ce fut le cas, le soir même, lors du meeting UMP tenu à Pont-à-Mousson. Seul le ministre a conservé sa voiture blindée «pour des raisons évidentes de sécurité». Les chauffeurs de la délégation ont, en revanche, été remplacés par des sympathisants du parti, membres du GPUMP (Groupe de protection de l'UMP). «C'est un vrai bordel à organiser», glisse un conseiller du ministre, qui chiffre à 10 % du déplacement le temps consacré à l'UMP.

La confusion des équipes entre le parti et le ministère n'arrange pas les choses. Trois conseillers sont rémunérés moitié-moitié par les deux maisons : Frédéric Lefebvre, directeur de cabinet à l'UMP et conseiller parlementaire au ministère, Franck Louvrier, qui gère toute la communication, et Emmanuelle Mignon, chargée des études à l'UMP comme au ministère. A chaque voyage, ces trois-là sont accompagnés de plusieurs autres conseillers ministériels et de permanents de l'UMP, les deux équipes se partageant les tâches dans le sillage du chef. Malgré ses efforts,

Sarkozy ne peut pas éviter toute confusion des moyens. Sans un avion gouvernemental (qui a aussi transporté des journalistes, dont celui de Libération), il n'aurait pas pu visiter les permanences et tenir son meeting en Lorraine... Pour les contribuables, ça ne change pas grand-chose : le budget de l'UMP étant constitué à 90 % de dotations publiques, ce sont eux qui paient dans tous les cas.

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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