Sarkozy en Chine pour parler Iran, environnement et signer de gros contrats

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Sarkozy en Chine pour parler Iran, environnement et signer de gros contrats





Le président français Nicolas Sarkozy a entamé dimanche sa première visite d'Etat en Chine qui devrait être marquée par des questions internationales comme l'environnement et l'Iran ainsi que par la signature de contrats de plusieurs milliards d'euros. Evènement

Selon l'Elysée, le président cherche à construire "une relation forte, confiante et durable" avec les dirigeants chinois.

Habitués ces dernières années à traiter avec Jacques Chirac, l'ancien président français considéré en Chine comme un "vieil ami", l'arrivée d'un nouveau président à l'Elysée, qui connaît mal la Chine, est un sujet d'inquiétude à Pékin.

Mais l'Elysée se félicitait il y a quelques jours des deux "dîners restreints" offerts au président par son homologue chinois Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, arguant que c'était une initiative "très rare" de la part de Pékin.

Le dîner avec Hu Jintao devait se tenir dimanche soir. Nicolas Sarkozy sera accompagné de trois des sept ministres et secrétaires d'Etat qui l'accompagnent, Jean-Louis Borloo (Ecologie), Rachida Dati (Justice) et Christine Lagarde (Economie), ainsi que par Jean-David Levitte, son conseiller diplomatique.

M. Sarkozy s'adressera ensuite à quelque 200 chefs d'entreprises devant la Chambre de commerce et d'industrie française en Chine. Selon l'Elysée, "le président veut encourager les patrons de PME (petites et moyennes entreprises) à investir sur cet immense marché" qu'est la quatrième économie mondiale.

Lundi sera la journée la plus chargée du programme présidentiel. Outre les entretiens politiques, plusieurs contrats doivent être signés.

Le plus important concerne la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires EPR par le groupe français Areva, ainsi que du combustible nécessaire à leur fonctionnement. Selon Mme Lagarde, l'affaire "se présente sous les meilleurs auspices".

Pour Areva, le montant de cette commande s'élèverait à "au moins 5 milliards d'euros".

L'autre gros volet commercial concerne la possible vente d'avions Airbus. En 2006, Jacques Chirac avait finalisé une commande chinoise de 150 Airbus A320. L'avionneur européen table aujourd'hui sur une nouvelle commande "potentiellement considérable". Selon une source proche du dossier, l'accord n'était toutefois pas finalisé dimanche soir et les négociations étaient difficiles.

D'autres contrats pourraient être signés par l'électricien français EDF qui prendrait 30% d'un co-entreprise avec son homologue chinois, la China Guangdong nuclear power corporation (CGNPC), le géant français de transport de containers CMA-CCM, l'équipementier en télécoms Alcatel-Lucent (extension de réseaux GSM en province), le groupe ferroviaire Alstom, ou encore le laboratoire Sanofi-Aventis (construction d'une nouvelle usine de vaccins anti-gripaux).

L'environnement sera un autre dossier important de la visite, alors que la Chine est considéré comme le principal pollueur de la planète. Le président interviendra sur ce sujet mardi, à l'université de Qinghua à Pékin.

Les questions internationales seront également au menu des entretiens avec les dirigeants chinois, notamment la Birmanie, le Darfour et l'Afrique en général. Mais c'est de l'Iran que M. Sarkozy veut avant tout parler avec Pékin qui s'oppose à des sanctions contre Téhéran.

"Pour la France, un Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable (...) La France compte beaucoup sur l'engagement et la fermeté de la Chine" sur ce dossier, a-t-il déclaré à l'agence Chine Nouvelle.

Nicolas Sarkozy a commencé sa visite dimanche par une visite culturelle à Xian (nord-ouest) et sa célèbre armée de terre cuite.

Fait inhabituel, la mère du président, Andrée Mallah, l'accompagne dans ce voyage de trois jours qui s'achèvera mardi à Shanghai.

Sources AFP

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Adriana Evangelizt

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