A LDH S'INSURGE CONTRE DDV

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Et voilà les vagues... DDV avait-il besoin franchement de censurer Canivet ? D'autant que l'on sait très bien que la Justice en veut davantage à Sarkozy qu'au Premier Ministre. Là, il y a un manque d'humilité évidente... est-ce son rôle de jouer les censeurs ? Juste un point de vue. Il ferait mieux de censurer Sarkozy.

Voir le communique de la LDH ICI...

Cour de cassation : l'attitude de Villepin critiquée


La Ligue des droits de l'homme dénonce "le mépris" du Premier ministre pour "la séparation des pouvoirs", après un incident à la Cour de cassation.

Après la protestation du Syndicat de la magistrature, la Ligue des droits de l'homme (LDH) a dénoncé lundi 9 janvier "le mépris" du Premier ministre Dominique de Villepin pour "l'indépendance de la magistrature et la séparation des pouvoirs" à la suite de l'incident survenu vendredi à la Cour de cassation.
Dominique de Villepin a pris exceptionnellement la parole lors de la rentrée solennelle de la haute juridiction, contraignant le premier président de la Cour Guy Canivet à raccourcir son propre discours.
Le discours de Guy Canivet avait été publié quasi intégralement par Le Monde avant d'être prononcé, une attitude jugée "inélégante", selon des sources gouvernementales.
"En interdisant au plus haut magistrat de France d'exprimer son opinion, le Premier ministre manifeste le mépris dans lequel il tient l'indépendance de la magistrature et la séparation des pouvoirs", écrit la LDH.
"Cet incident n'a rien de protocolaire: il s'inscrit dans la volonté de mainmise du pouvoir exécutif sur l'institution judiciaire", conclut la LDH.

Deux pages sur sept

C'est en découvrant ce discours dans le journal que Dominique de Villepin a décidé de prendre la parole devant la Cour de cassation, avait-t-on appris vendredi de sources gouvernementales.
Invité traditionnellement à cette audience solennelle, le chef du gouvernement ne s'exprime pas. Dominique de Villepin a décidé de rompre avec cet usage en prononçant quelques mots.
"Je ne suis pas un homme d'habitudes. Nous ne sommes pas dans un temps d'habitudes. Nous sommes dans un temps de grand changement", a déclaré Dominique de Villepin.
Avant que ne s'expriment le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal et le premier président Guy Canivet, le Premier ministre a dit "l'immense respect qu'(il) éprouvait pour l'institution judiciaire" et a insisté sur le fait que son gouvernement était "attaché à lui donner tous les moyens pour lui permettre de remplir sa tâche".
Guy Canivet a pris la parole en expliquant qu'il s'en tiendrait à "l'essentiel" de son propos "puisque vous avez souhaité que je ne lise pas mon discours", a-t-il dit à l'adresse du chef du gouvernement.
Du coup, le discours de sept pages, dont des exemplaires étaient disposées sur les chaises du public de l'audience solennelle, a été largement tronqué, Guy Canivet n'en prononçant que les deux dernières pages.

"Petite révolution de palais de justice"

Cet épisode a suscité la protestation immédiate du Syndicat de la magistrature, classé à gauche. Le SM a parlé d'un "événement sans précédent symptomatique de la volonté de mainmise du pouvoir exécutif sur la magistrature".
Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) Dominique Barella a ironisé sur "une tempête dans un verre d'eau" et une "petite révolution de palais de justice".

Sources : NOUVEL OBSERVATEUR

Posté par Adriana Evangelizt

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A. de D. 11/01/2006 13:58

Le Nouvel Obs et tous les autres médias oublient de rapporter l'impolitesse de M. Canivet à l'origine de cet incident.
Avec l'assurance et l'arrogance qui caractérise ce corps, ce magistrat avait communiqué son discours à la presse la veille du jour où il le prononçait et il est paru dans le journal le Monde quelques heures avant la séance à la cour de cassation. Ce qui fait le Premier Ministre était censé jouer la comédie d'écouter  religieusement un très long discours  que tout le monde avant déjà pu lire dans les journaux. Voilà pourquoi il a eu bien raison de demander que la lecture soit arrêtée après 2 pages.
Dominique de Villepin  a tout simplement mis cette comédie en évidence et a abrégé l'ennui de tous les participants d'écouter un discours déjà connu.