Dominique de Villepin, le lyrique

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

Villepin vante "le souffle de l'humain"


Dominique de Villepin a affirmé que son gouvernement défendait "le souffle de l'humain", "l'aspiration à l'universel" et "le goût de l'avenir", contre "le règne de l'argent et de la marchandisation", "le flot incessant des violences", "les inégalités" et "l'irrespect".


"Aujourd'hui, nous sommes au rendez-vous de l'action contre la résignation, au rendez-vous du pragmatisme contre l'idéologie", a lancé, lyrique, le Premier ministre à la fin de sa réponse à la motion de censure du PS.


Face aux "doutes" et aux "hésitations", il a expliqué sur un ton très présidentiel que la politique de son gouvernement visait à "changer" pour "pouvoir rester nous-mêmes, fidèles à une exigence française à laquelle nous sommes tous attachés".


"Je crois dans l'avenir de la France", a-t-il lancé. "Ensemble, nous allons en finir avec le chômage de masse, en particulier le chômage des jeunes. Ensemble nous allons entrer sereinement dans la modernité".


Le Premier ministre a invité la gauche à "laisser tomber les outrages et les vieux usages de la politique politicienne". "Il n'y a pas d'un côté l'ombre et de l'autre côté la lumière. Il y a ceux qui regardent devant et ceux qui refusent tout changement", a-t-il lancé. "Vous me trouverez toujours du côté de ceux qui croient en la France et qui veulent le meilleur pour les Français".
Il a accusé la gauche "d'alimenter les peurs" des Français. "Au lieu d'alimenter leurs peurs, donnons-leur confiance dans l'avenir", a-t-il dit.


Dominique de Villepin a salué la majorité, "qui s'engage sans répit pour remettre notre pays en marche". "Je compte sur elle", a-t-il conclu sous les applaudissements des députés UMP debout.


Après son discours, les députés socialistes, communistes, Verts et radicaux de gauche, favorables à la motion de censure, devaient se rendre dans les salles attenantes à l'hémicycle pour la voter.


Le résultat du vote est attendu vers 19h. L'hôte de Matignon n'a guère de souci à se faire: il faudrait 289 voix pour que la motion soit adoptée. Or, l'UMP détient à elle seule la majorité absolue avec ses 364 élus sur 577 et l'UDF a exclu de voter la censure.

Sources : LE NOUVEL OBSERVATEUR

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