Le Pen: Sarkozy doit convaincre les dirigeants européens de "changer de cap"

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Le Pen: Sarkozy doit convaincre les dirigeants européens de "changer de cap"



Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a estimé mardi que Nicolas Sarkozy devait profiter de la présidence française de l'UE pour convaincre les dirigeants européens de "changer de cap", après le "non" irlandais au traité de Lisbonne.

"La crise politique et institutionnelle, celle du modèle fédéraliste de l'Union européenne, est absolument évidente", a déclaré M. Le Pen lors d'une conférence de presse dans les locaux du Parlement européen, une semaine avant l'accession de Paris à la présidence de l'UE.

Nicolas Sarkozy "a la possibilité de profiter du +non+ irlandais pour remettre sur la table les institutions européennes, et les orienter vers le maintien des souverainetés nationales", a-t-il jugé.

"Il a toutes les cartes en main pour nous démontrer son ardeur réformatrice", a affirmé l'ancien candidat à l'Elysée.

M. Le Pen a particulièrement insisté la gestion de l'euro, mettant au "défi" M. Sarkozy d'établir un "euro-or", "seul moyen de sauvegarder notre intégrité face à l'idéologie destructrice de la Banque centrale européenne".

"Ce dispositif est le seul qui permettra de résoudre un grand nombre de difficultés économiques et sociales dans la zone euro", a-t-il estimé, brossant un tableau apocalyptique de l'économie mondiale dans les mois à venir.

"Un effondrement mondial progressif du système économique, monétaire, bancaire et financier est en cours", a assuré le dirigeant frontiste.

M. Le Pen a jugé que la présidence française de l'UE était un atout pour son parti avant les élections européennes de 2009.

"Après six mois de présidence Sarkozy, il sera plus facile de faire une critique sévère" de l'Union européenne, a dit M. Le Pen, qui se présentera lui-même en région PACA.

"Nous allons faire une campagne active", a-t-il promis, estimant que le FN "pouvait faire mieux" que ses eurodéputés actuels.

M. Le Pen a jugé que les autres listes attendues dans le camp des eurosceptiques de droite, celles de Philippe de Villiers et de Nicolas Dupont-Aignan, étaient "insignifiantes".

"M. de Villiers s'est abstenu de toute critique de Nicolas Sarkozy" depuis l'élection présidentielle, a-t-il affirmé. Quant à M. Dupont-Aignan, "il n'a pas la possibilité d'avoir une audience nationale".

Interrogé par ailleurs sur la vente du siège du FN, qui doit permettre au parti d'éponger ses dettes et de retrouver de l'argent frais, M. Le Pen a répondu qu'il pensait que le FN arriverait à "conclure cette affaire de façon positive d'ici la fin de l'été".

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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