Opérations escargot et barrages filtrants dans toute la France

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Opérations escargot et barrages filtrants dans toute la France


Protestant contre le gazole cher, les chauffeurs routiers ont mis en place dans toute la France des opérations escargot et des barrages filtrants qui ont entraîné d'importants bouchons.

Le patronat routier maintient la pression. Une cinquantaine d'actions, dont de nombreux barrages filtrants, ont été organisées un peu partout en France lundi 30 juin, occasionnant d'importants bouchons, pour exiger une nouvelle fois des mesures d'urgence face à la hausse du prix des carburants.
Entre 2.000 et 3.000 camions participaient aux manifestations, selon la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), la plus grande des organisations du secteur, forte de 12.500 entreprises adhérentes.
"Nos actions sont très réussies, notamment dans la région parisienne", a déclaré Patrick Vermot-Desroches, président de la FNTR, sur Europe 1. Une appréciation que ne partageait pas l'Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE), dissidente de la FNTR depuis 2000 et représentant plus de 4.500 PME. Cette dernière, qui ne participe pas à l'action, affirme que la participation est faible.

Des actions moins nombreuses mais plus "sévères"

Les actions ont été moins nombreuses mais plus "sévères", selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR), que le 16 juin où les routiers s'étaient contentés de mener des opérations escargots, sans barrages. Lundi, la fédération avait appelé à cesser les opérations "vers 17h afin de ne pas gêner la sortie des bureaux".
La FNTR, première fédération patronale du secteur, à l'origine du mouvement de lundi, doit décider des suites jeudi prochain "en fonction des réponses du gouvernement". L'Union nationale des organisations syndicales du transport routier et automobile (UNOSTRA) s'était également jointe au mouvement.
Lundi, le Centre national d'information routière (CNIR) a recensé une cinquantaine d'actions un peu partout en France, dont une vingtaine de barrages filtrants essentiellement dans le Nord, le Pas-de-Calais, en Alsace, en Lorraine et dans la région Rhône-Alpes.

Des camions devant Bercy

A Paris, entre 70 et 80 camions ont stationné devant le ministère des Finances à Bercy, après avoir ralenti la circulation sur le périphérique.
En Ile-de-France, des opérations escargot ont eu lieu sur les autoroutes A6 et A10, ainsi que sur les routes nationales N118, N10 et N12 à la hauteur de Versailles.
Dans le Nord, des barrages filtrants mis en place lundi matin par les transporteurs routiers sur les autoroutes A1 et A26 dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l'Oise ont entraîné jusqu'à 50 km de retenue.
Pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, une opération escargot a eu lieu entre les Bouches-du-Loup et Saint-Laurent du Var (Alpes-Maritimes) sur l'A8 en direction de l'Italie.
Dans l'Est, des poids lourds se sont regroupés aux péages à Schwindratzheim (Bas-Rhin entre Saverne et Strasbourg) sur l'A4 et à Fontaines (Territoire-de-Belfort) sur l'A36 entre Besançon et Mulhouse.
En Bretagne, un barrage filtrant était organisé sur l'A84 dans les deux sens, à 9 km à l'est de Rennes.

Baisse des taxes attendue

Les manifestants ont ciblé les principaux axes autoroutiers ainsi que les nationales.
"L'opération est conforme à ce que nous avions annoncé et prévu. Nous ferons le point le 3 juillet, et nous déciderons alors des suites en fonction des réponses du gouvernement", a déclaré lundi à l'Associated Press Nicolas Paulissen, porte-parole de la FNTR.
La FNTR réclame en premier lieu une "baisse de la taxe à l'essieu et un allégement de la taxe professionnelle". Les principales fédérations patronales du transports routiers avaient fait part de leur déception le 5 juin dernier après l'annonce de mesures par le gouvernement.
Ils attendent également une baisse des tarifs des autoroutes.

Les taxis prennent le relais mercredi

De son côté, la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT) appelle à des actions à partir de mercredi "en réponse au mépris du gouvernement", selon un communiqué diffusé lundi à la mi-journée.
"A partir du mercredi 2 juillet, les actions locales vont reprendre. Après la Marne, le Loiret, l'Auvergne et le Midi-Pyrénées, les autres départements vont prendre le relais jusqu'à ce que le gouvernement entende les propositions des représentants de la FNAT", écrit la fédération.
La fédération affirme que le gouvernement ne respecte pas un protocole d'accord sur le gel des créations de nouvelles licences, et dénonce une "absence de volonté gouvernementale (...) de compenser la hausse du prix des carburants". (avec AP)

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Résistance

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