"Théoriquement impossible" d'utiliser par erreur des balles réelles

Publié le par Adriana EVANGELIZT



"Théoriquement impossible" d'utiliser par erreur des balles réelles


L'armée explique, par la voix du colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-terre (Service d'informations de l'armée de terre), qu'il est théoriquement impossible d'utiliser par erreur des munitions réelles au lieu de balles à blanc comme cela s'est pourtant produit à Carcassonne dimanche 29 juin :

Le sergent qui a ouvert le feu était porteur d'un Famas (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne), l'arme individuelle de combat rapproché de l'armée de terre de calibre 5,56 mm Otan.

Il était doté d'un "bouchon de tir à blanc" (BTB) disposé à l'extrémité du canon, dispositif qui limite la flamme produite par les munitions à blanc et permet le tir en rafale avec ces cartouches d'exercice en récupérant une partie des gaz qu'elles produisent pour faire reculer la culasse.
Doté d'un magasin de 25 cartouches, le Famas peut tirer soit au coup par coup, soit par rafales de trois balles, soit encore en rafales illimitées, la cadence de tir étant alors de 1.000 coups par minute.
D'une portée pratique de 300 mètres, distance à laquelle il est en mesure de perforer n'importe quel casque, ce fusil peut être chargé de cartouches ordinaires, traçantes, plastique ou encore d'exercice, voire de grenades.

S'il n'y a qu'un seul type de chargeur, capable de recevoir à la fois des munitions réelles ou d'exercice, les cartouches sont en revanche d'aspect différent. Les munitions réelles comportent un "étui" chargé de la poudre qui propulse la balle proprement dite. L'étui est de couleur kaki et la balle présente un aspect cuivré.
Ces munitions sont également beaucoup plus lourdes que les cartouches d'exercice qui ne comportent pas de balle et dont l'étui présente une surface
couleur "aluminium".

Les procédures interdisent théoriquement toute méprise. Des balles réelles ne peuvent être perçues par les militaires que dans trois cas très précis:
- exercice sur un champ de tir ou dans un stand de tir
- gardes autour de points sensibles
- patrouilles "vigipirate".

Hors de ces trois cas, il s'agit de munitions d'exercice perçues avec des bons pour l'exercice sur le terrain ou l'entraînement au combat.

Ainsi, selon le colonel Royal, le drame de Carcassonne "est un cas qui ne peut théoriquement pas se produire" et "s'il s'est produit, c'est qu'il y a eu faute et que des munitions réelles ont été conservées indûment et mélangées avec des munitions d'exercice".

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-OTAN-Nucleaire

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