Fusillade de Carcassonne: polémique après la démission du général Cuche

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On ne comprend pas très bien pourquoi le Général Cuche a démissionné de ses fonctions alors que le coupable, lui, est en liberté après avoir blessé 17 personnes. On aimerait connaître le nom de l'impliqué. Car franchement comment croire qu'il a gardé des balles réelles provenant de sa dernière mission, qu'il les a mises dans le chargeur avec des balles à blanc et que c'est involontaire ? Comment croire qu'il a "oublié" de remettre toutes les vraies balles ? Le mensonge est si gros qu'il a beaucoup de mal à passer. Mais malgré tout le coupable semble bénéficier de toutes les clémences et ce sont les hauts gradés qui payent comme s'ils avaient gardé les balles et tiré à sa place. C'est un peu fort.



Fusillade de Carcassonne: polémique après la démission du général Cuche


Le sergent du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), qui avait blessé dix-sept personnes en tirant à balles réelles au fusil d'assaut sur le public dimanche à Carcassonne, a été mis en examen mardi pour "blessures involontaires" après deux jours d'une enquête qui ont permis d'éclaircir certains aspects de la fusillade.

Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bruno Cuche, a quant à lui payé au prix fort cette bavure sanglante, par sa démission, annoncée laconiquement mardi par l'Elysée.

Nicolas Sarkozy "n'a jamais visé l'institution" militaire et ses critiques portaient uniquement sur "l'incident" de Carcassonne, a assuré le ministre de la Défense Hervé Morin au sujet de propos du chef de l'Etat après la bavure militaire au 3e RPIMa. "Le président de la République a parlé de l'incident il n'a jamais visé l'institution" militaire, a déclaré M. Morin sur Europe 1.

"J'étais présent, il vaut mieux arrêter de raconter n'importe quoi", a-t-il poursuivi. "Ce qu'a visé le président de la République en disant +tout ça n'est pas responsable+ ou +tout ça n'est pas professionnel+ ce n'était pas l'institution (militaire), c'était le fait divers en lui-même". Les propos en cause, rapportés notamment par les sites Internet du Point et de Libération, visaient, selon ces derniers, le général Bruno Cuche, numéro un de l'armée de terre, démissionnaire mardi.

Le député européen socialiste Vincent Peillon a demandé mercredi "la démission" du ministre de la Défense Hervé Morin après la bavure au 3e RPIMa de Carcassonne qui a fait 17 blessés dimanche. "Ca serait quand même plus logique que ce soit le ministre de la Défense qui démissionne", a déclaré M. Peillon sur i-Télé alors que le chef d'état major de l'armée de terre, le général Bruno Cuche, a démissionné mardi après ce grave incident.

L'auteur des tirs, un sous-officier de 28 ans, dont l'identité n'a pas été révélée a été suspendu de ses fonctions mardi. Il lui est reproché d'avoir provoqué, lors d'une démonstration dans l'enceinte du 3e Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine des "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de trois mois", a indiqué son avocat, Jean-Robert Phung.

Une circonstance aggravante a été retenue à son encontre pour "non-respect des règles de sécurité", en l'occurence l'usage de balles réelles lors de la démonstration. "Une négligence qu'il reconnaît et qu'il assume", a souligné Me Phung.

Le sergent, qui a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, encourt trois ans d'emprisonnement, a ajouté Me Phung.

Ces balles réelles avaient été gardées "délibérément" par le sous-officier à l'issue d'une séance de tirs organisée plus tôt dans le mois sans que l'on sache dans quel but, a révélé le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin.

Pourtant, "l'obligation militaire impose, lorsqu'on a une séance de tirs comme celle que le sergent a eue vers le 20 ou 21 juin, que l'on restitue les munitions qui n'ont pas été utilisées", a précisé M. Robin.

Le sergent "estime qu'il a oublié de les restituer", affirmant que "c'est la première fois que cela lui arrivait", a noté le procureur, pour lequel le drame relève d'une "erreur humaine".

Selon l'enquête, le jour de la fusillade, alors que l'on en était à la sixième démonstration des journées portes ouvertes à la caserne, le sergent, qui avait en sa possession plusieurs chargeurs, en a complété un avec des balles à blanc, alors que les balles réelles qu'il avait gardées se trouvaient déjà dedans.

Selon le procureur, le chargeur contenait quinze à vingt balles réelles.

Quand le sergent "a tiré, il a d'abord tiré des balles à blanc, puis les balles réelles", en direction d'un terroriste fictif surgi au milieu de la foule.

La justice s'interroge sur ce scénario qui ne lui "paraît pas normal" puisqu'il a été mis en place au mépris de toute règle de sécurité, a fait remarquer M. Robin. En tout état de cause, "on est certain que lors des trois dernières représentations, la situation était identique", a assuré le procureur, qui dispose de films, dont un tourné "en temps réel" par un militaire, pour l'enquête.

La hiérarchie du régiment devrait être entendue dans le cadre de l'enquête, au même titre que les victimes et les témoins de la fusillade, "de façon à ce qu'on arrive à cerner les responsabilités de chacun", a dit le procureur.

"Il appartiendra au juge de définir les charges qui pèsent sur tel ou tel membre de l'institution", a souligné M. Robin.

Pour l'heure, le sergent, seule personne mise en examen dans cette affaire, est astreint à résider à Carcassonne.

Il se sent "soulagé" depuis qu'il a appris "qu'aucun pronostic vital n'est engagé concernant les victimes", a déclaré Me Phung. "C'était sa grosse préoccupation. Il a été d'une dignité parfaite en disant: +J'assumerai ce que j'ai à assumer. J'ai fait une faute professionnelle énorme+".

Dans un communiqué mardi soir, le général Bruno Cuche a affirmé que sa décision de démissionner était "exclusivement liée" à l'affaire de Carcassonne. Le chef d'état-major de l'armée de terre devait quitter ses fonctions cet été et devenir gouverneur des Invalides.

La démission du général Cuche a été annoncée alors que le ministre de la Défense Hervé Morin lui avait demandé le matin même de prononcer à "titre conservatoire" des "sanctions immédiates" dans l'affaire de Carcassonne, "sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaire et de commandement".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-OTAN-Nucleaire

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jules 02/07/2008 20:18

A mon sens la politique choisie par "notre" Sarko est assurément de décapiter l'armée française, afin de mieux la faire se soumettre ensuite aux forces d'occupation de l'OTAN.Dans ce sens, ce n'est pas contre la foule qu'il convient de tirer à balles réelles mais bien plutôt contre ceux qui au sommet de l'état peuvent légitimement être suspecter de haute trahison et qui n'ont assurément rien à faire de notre indépendance nationale et de notre autonomie de décision militaire !!!C'est donc la cible des tirs qu'il convient de changer . Notre intelligence militaire est assurément capable de cibler les traîtres à la patrie qui au sommet de l'état, bradent à des forces d'occupations étrangères incontrolables les fleurons de la patrie et tout cela au profit de lobby étranger !

abdelkader Dehbi 02/07/2008 14:45

La France n'aura pas fini d'en baver avec M. Sarkozy au sommet de la République. Et pour cause, le lilliputien ne roule pas hélas pour les "veaux" du Général De Gaulle, il roule pour le "veau d'or" de Théodore Herzl....Le mandataire du Mouvement Sioniste Mondial est chargé de faire solder les comptes de ces derniers avec la France.