Le titre Eramet dégringole sur des rumeurs liées à la famille Duval

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Voilà encore une de nos sociétés qui va passer sous coupe étrangère, n'en doutons pas...



Le titre Eramet dégringole sur des rumeurs liées à la famille Duval


Le titre
Eramet a chuté de 13% mercredi à la Bourse de Paris.

Raison majeure d'une telle situation : le magazine Challenges évoque des cessions de titres de la part de la famille Duval, laquelle contrôle 37% du groupe minier français.

 

Le titre fait également les frais de la baisse de l'ensemble des produits de base, dont l'indice sectoriel a cédé 5,15% mercredi, à la suite d'une forte baisse des prix du charbon qui tient lieu de correction après une hausse de 75% du contrat de septembre 2008 au cours des trois derniers mois.

"La famille Duval, premier actionnaire du groupe minier Eramet (37% du capital), a commencé à vendre quelques titres", affirme le journal Challenges à paraître jeudi.

Groupe minier prospère, Eramet fait régulièrement l'objet de rumeurs de rachat qui font flamber son cours de Bourse et qui sont alimentées par des spéculations sur une éventuelle sortie du capital de la famille Duval.

Fin mai, la famille Duval n'a reconduit que pour une durée de six mois, au lieu d'un an jusqu'alors, le pacte qui la lie à Areva, l'autre actionnaire de référence du groupe (26%) et qui lui permet de céder 8% de sa participation au fil de l'eau. Cette puissante famille, dont les parts dans Eramet pèsent quelque 6 milliards d'euros, a ainsi les mains plus libres pour vendre ses parts, convoitées par des géants mondiaux tels que le brésilien Valé ou Arcelor-Mittal.

Un porte-parole d'Eramet s'est néanmoins refusé à tout commentaire sur les informations de Challenges.

En dépit de cette baisse de 13%, le titre enregistre une progression de près de 83% depuis le début de l'année après une hausse record de 188% l'année précédente, dopée par la hausse des cours des prix des métaux.

Mi-juin, le groupe minier avait "démenti catégoriquement” « toute discussion avec la STCPI" en vue d'une prise de contrôle de la Société Le Nickel par cette structure représentant les provinces calédoniennes.

Le groupe réagissait à des déclarations du président de la province sud et vice-président de la STCPI, Philippe Gomes, qui a jugé que la Nouvelle-Calédonie devait monter à plus de 50% dans le capital de la SLN, afin d'éviter d'être otage d'un éventuel rachat de sa maison-mère, Eramet.

Le risque que la SLN, premier employeur privé de Nouvelle-Calédonie dont il détient 70% des richesses en nickel, soit détenue par un groupe étranger soulève toutefois des inquiétudes dans l'archipel mais également au niveau de l'Etat.

Sources : Reuters, AFP

Sources
Le blog finances

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans DETTE-DEFICIT-ECONOMIE

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