La mission de Sarkozy en Géorgie amplement critiquée à l'est de l'UE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Depuis le départ, nous disons que l'UE n'aurait jamais dû prendre en son sein les pays de l'Est "démocratisés" par les USA  car ils ne sont rien d'autre que des "chevaux de troie" oeuvrant pour les Etats-Unis. On en a la preuve aujourd'hui. Ils critiquent Sarkozy parce qu'il ne se serait pas montré assez ferme avec la Russie. Pour leur complaire, il faudrait se mettre à dos Poutine et Medvedev alors que c'est le président géorgien qui a commencé à pilonner l'Ossétie du Sud et à massacrer ses habitants.

 

La mission de Sarkozy en Géorgie amplement critiquée à l'est de l'UE

 

La mission de paix en Géorgie du président français Nicolas Sarkozy a suscité un grand nombre de critiques dans les anciens pays communistes de l'UE, où on lui reproche son manque de fermeté face à la Russie.

Sa petite phrase sur
le droit de la Russie à défendre les intérêts "des russophones à l'extérieur de la Russie", est mal passée dans une région où existent d'importantes minorités russophones. Le tabloïde polonais Super Express est allé jusqu'à qualifier Nicolas Sarkozy de "fourbe français". "Dans des temps difficiles, on peut devenir un héros mais il est plus facile et plus prudent d'être un fourbe", a écrit le journal mercredi dans un commentaire.

Ces attaques sont nouvelles pour Nicolas Sarkozy, qui depuis un an avait réussi à nettement redresser l'image de la France, largement écornée par le mépris de Jacques Chirac. L'absence de référence à l'intégrité territoriale de la Géorgie dans son plan de paix en six points a également irrité les dirigeants baltes et polonais. "Nous pensons que dans les documents présentés la nuit dernière - à la fois à Moscou et à Tbilissi - il manque le principal élément, le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie", ont indiqué dans une déclaration commune quatre dirigeants polonais et baltes, publiée après leur retour d'un bref voyage de soutien à Tbilissi.

"Cela doit y figurer. C'est la violation de règles qui ont été à la base de la paix en Europe pendant plusieurs dizaines d'années en Europe", avait déploré dès mercredi matin le président polonais Lech Kaczynski. Et dans un langage allusif, il a fermement attaqué le document mis au point à Moscou par le président français et les dirigeants russes, qui
permet un retour à une autonomie de fait aux régions séparatistes pro-russes de Géorgie, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.

"C'est une région où l'on voit bien ce que valent les initiatives formulées dans un papier dicté loin d'ici, quelque part dans le Nord. Cela ne vaut rien", a-t-il dit. Lech Kaczynski et des trois dirigeants baltes avec lesquels il a fait le voyage de Tbilissi - les président lituanien Valdas Adamkus et estonien Toomas Hendrik Ilves, ainsi que le Premier ministre letton Ivars Godmanis - n'ont
pas hésité à publier une déclaration qui sonne comme une contre-proposition au plan Sarkozy.

Construite comme le plan français en six points, elle a été immédiatement interprétée comme un plan de paix alternatif par des médias baltes. Outre l'insistance sur l'unité du territoire géorgien, ce texte propose d'accorder le statut de candidat à l'Otan à la Géorgie. La crise géorgienne a brusquement recréé un clivage entre Vieille et Nouvelle Europe, né au moment de la guerre en Irak en 2003 et largement atténué depuis.

Même si la présidence française est prompte à souligner que "tous les pays européens ont soutenu la démarche de la France", l'UE est visiblement déchirée entre partisans d'une ligne dure envers Moscou comme la Pologne et les pays baltes et les tenants d'une Realpolitik comme la France ou l'Allemagne. Traumatisés par les crimes de Staline et des décennies de domination russe, les dirigeants polonais et baltes dénoncent "l'agression russe" et "une politique impérialiste de la Russie". L'entourage de Nicolas Sarkozy dénonce "la folie" du président Mikheïl Saakachvili, "tombé dans un piège grossier" tendu par les Russes.

"La vieille Europe n'écoute pas les Polonais, les Lituaniens, les Ukrainiens", déplorait mercredi le grand quotidien libéral Gazeta Wyborcza. "La vieille Europe ne veut pas avoir de problèmes avec la Russie et ne pense pas que la question de l'intégrité territoriale de la Géorgie vaille la peine d'envenimer les relations avec la Russie", écrivait le journal, sous la plume de son éditorialiste Bartosz Weglarczyk.

Sources 7/7

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy - Russie

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