1 400 000 euros d'aide à la Géorgie

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors les caisses sont vides, c'est ce qu'il nous a semblé entendre et réentendre mais notre contribution à la Géorgie se monte à 1 400 000 euros ! D'après ce que l'on peut lire aucune ville d'Ossétie n'est citée pour l'aide. Il faut donc supposer que ce sont les Géorgiens qui vont s'en charger ??? Là aussi, balancer l'argent par les fenêtres quand il y a tant de gens miséreux chez nous, ça va cinq minutes.




2 - GEORGIE

La France a décidé de nouvelles contributions pour venir en aide aux populations affectées par le conflit. Ces contributions s'élèvent à 200 000 euros pour le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à 100 000 euros pour le Comité international de la Croix-Rouge. Nous rappelons à cette occasion la nécessité d'un accès complet des personnels humanitaires aux personnes victimes du conflit.

Un avion de transport Dash 8 de la Sécurité civile est parti hier pour Tbilissi avec du matériel de protection anti-incendie destiné à aider à la lutte contre les feux de forêt qui se sont déclarés en Géorgie. Il arrivera ce matin après une escale cette nuit à Vienne afin de charger du matériel humanitaire fourni par l'Autriche. Cette opération est montée dans le cadre du mécanisme européen de protection civile.

L'ONG Première urgence a achevé les distributions de matériel humanitaire envoyé par la France. 1 400 lits, 4 000 couvertures, 120 tentes, 5 000 jerrycans ont ainsi été distribués à plus de 4.000 personnes réfugiées dans plus de 20 centres collectifs à Tbilissi.

Des couvertures et des jerrycans ont également été distribués dans la ville de Gori.

L'ONG Action contre la Faim commence actuellement ses opérations d'aide humanitaire au bénéfice d'environ 13.000 personnes déplacées arrivées à Kutaisi, deuxième ville du pays.

Enfin, l'ambassade de France en Géorgie va également procéder aujourd'hui à une donation à la Croix Rouge géorgienne de divers matériels hospitaliers.

L'aide humanitaire française, hors contribution des ONG, s'élève à ce stade à environ 1 400 000 euros.

(L'annonce du ministre Lavrov selon laquelle ''huit postes''seront installés aujourd'hui ''sur la frontière externe de la zone de sécurité'' n'est-elle pas contraire aux précisions apportées par la France, selon lesquelles les mesures additionnelles de sécurité devaient prendre ''la forme de patrouilles'' (et non de postes fixes) pouvant pénétrer de seulement ''quelques kilomètres'' en territoire géorgien (les 500 hommes de maintien de la paix devant être basés comme avant le 7 août en Ossétie du sud et non en dehors) ?

Si les Russes déploient 500 hommes dans la seule ''zone de sécurité'', comme l'a dit M. Lavrov, cela voudrait-il dire qu'ils ne pourront pas avoir un seul homme en Ossétie du sud, le nombre de 500 étant le total autorisé pour les deux zones ?

La Russie a en outre annoncé qu'elle garderait après son retrait, bien au-delà de la zone de sécurité autorisée, le contrôle d'une route stratégique reliant la capitale géorgienne Tbilissi à la mer Noire : n'est-ce pas impossible dans le cadre de l'accord négocié par la France ?)


Nous continuons de suivre avec attention le développement de la situation sur le terrain.

Nous demeurons vigilants sur le respect des engagements pris et réitérons notre appel aux autorités russes à les mettre en oeuvre sans délai.

Nous nous en tenons aux termes de l'accord en six points et à ceux de la lettre du président de la République en date du 16 août, à savoir notamment :

- que ces ''mesures additionnelles de sécurité'' ne pourront être mises en oeuvre que dans l'immédiate proximité de l'Ossétie du Sud, à l'exclusion de toute autre partie du territoire georgien ;

- qu'elles ne pourront être mises en oeuvre qu'à l'intérieur d'une zone d'une profondeur de quelques kilomètres depuis la limite administrative entre l'Ossétie du Sud et le reste de la Géorgie de façon à ce qu'aucun centre urbain n'y soit inclus, que des arrangements particuliers devront être définis pour garantir la liberté de mouvement et de circulation le long des axes routiers et ferroviaires de la Georgie ;

- qu'elles prendront la forme de patrouilles effectuées par les seules forces de maintien de la paix russes au niveau autorisé par les arrangements existants, les autres forces russes se retirant sur leurs positions antérieures au 5 août conformément au protocole d'accord ;

- qu'elles auront un caractère provisoire, en attendant l'établissement dans les meilleurs délais du ''mécanisme international'' dont la nature et le mandat sont d'ores et déjà en cours de discussion dans différentes enceintes internationales, en particulier l'OSCE, l'Union européenne et les Nations unies.

 

Sources :  Diplomatie gouv

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy - Russie

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