Abkhazie/Ossétie du Sud: les Occidentaux s'élèvent contre la reconnaissance

Publié le par Adriana EVANGELIZT

C'est la curée, ils sont tous contre les Russes ! Abasourdissant. Les Zionistes et les Américains ont le droit de violer toutes les résolutions qui leur plaisent. Ils ont le droit d'opprimer et d'exterminer des peuples en se torchant des résolutions de l'ONU et ils osent donner des leçons de morale à la Russie ! Comme s'ils étaient un bon exemple. Combien de temps va-t-on être obligés de se coltiner ces élites dévoyées ? Voilà la question que l'on pose.

 

 

 

Abkhazie/Ossétie du Sud:

les Occidentaux s'élèvent contre la reconnaissance

 

La reconnaissance mardi par la Russie de l'indépendance des républiques séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud s'est heurtée à un front des pays occidentaux qui, à l'instar de Tbilissi, ont dénoncé une violation "inacceptable" du droit international.

Les dirigeants des deux territoires séparatistes, qui avaient demandé à Moscou de reconnaître leur indépendance, ont jugé "historique" la décision du Kremlin.

"C'est un jour historique pour notre peuple", a déclaré le président abkhaze Sergueï Bagapch.

"C'est un grand jour pour notre peuple. La Russie nous a sauvés d'un génocide", lui a fait écho le président ossète Edouard Kokoïty, d'ores et déjà prêt à accueillir une base militaire russe.

Sans surprise, le ton était à l'opposé en Géorgie, où le secrétaire du Conseil national de sécurité Alexandre Lomaïa a immédiatement dénoncé un acte sans "aucune valeur légale" et qui aura selon lui de "lourdes conséquences politiques" pour la Russie.

Les dirigeants occidentaux ont eu des réactions similaires, malgré l'appel du président russe, qui a demandé aux "autres Etats" de "suivre son exemple".

La présidence française de l'Union européenne (UE) a fait savoir qu'elle consultait ses partenaires pour adopter une condamnation commune de cette décision, jugée "regrettable" par le ministère des Affaires étrangères.

"Nous rappelons notre attachement à l'intégrité territoriale de la Géorgie", a souligné le Quai d'Orsay.

Plus fermes, les Etats-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont déploré une décision "inacceptable".

"La décision du président Medvedev de reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud est pour nous inacceptable", a martelé un porte-parole du département d'Etat américain, Robert Wood.

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, elle "contredit le principe d'intégrité territoriale, un principe de base du droit international des peuples".

Cet acte est "injustifiable et inacceptable" également pour le gouvernement britannique, dont le ministre des Affaires étrangères David Miliband, qui le dit "voué à l'échec", se rendra mercredi en Ukraine "pour former la coalition la plus large possible contre l'agression russe en Géorgie".

Plusieurs pays se sont inquiétés des effets de cette reconnaissance, jugée illégale, sur la stabilité régionale et les relations entre Moscou et l'Occident.

"Cette décision aura des conséquences sur les relations de la Russie avec le reste du monde", a ainsi prévenu le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, appelant à un "retrait total des troupes russes" de Géorgie.

Evoquant une "balkanisation sur une base ethnique du Caucase", le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a lui mis en garde contre "un sérieux danger pour nous tous". "Inquiet", le Japon a de son côté demandé à la Russie "des actes responsables pour la sécurité de la région".

De nombreux pays européens de l'ancien bloc soviétique ont aussi exprimé leurs préoccupations sur cet "acte unilatéral regrettable et dépourvu de toute base légale", selon les termes de la Roumanie.

Même condamnation de la part des organisations internationales impliquées dans le dossier caucasien.

L'Otan a "rejeté" la décision russe, s'alarmant des "actions de la Russie au cours des dernières semaines" qui "sèment le doute sur l'engagement de la Russie pour assurer la paix et la sécurité dans le Caucase".

Quant à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, elle a estimé, par la voix de sa présidence finlandaise, qu'il s'agissait d'une "violation des principes de l'OSCE".

Le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis, enfin, a rappelé que "par le passé, la Russie (avait) soutenu avec force le principe d'intégrité territoriale", accusant les Russes d'"invoquer les lois internationales comme bon leur semble".

Après avoir soulevé ce tollé, le président Medvedev a enfoncé le clou. "Nous n'avons peur de rien, y compris d'une guerre froide", a-t-il dit dans une interview. "Bien sûr, nous ne la voulons pas".

L'ex-numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev a aussitôt mis en garde contre "une nouvelle scission" du monde.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy - Russie

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