Les milieux diplomatiques libanais s'étonnent de l'insistance française à vouloir relancer les pourparlers avec Israël

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Comment la France peut-elle demander àu Liban de relancer des pourparlers avec Israel après tout ce que les sionistes ont fait au pays des Cèdres et continuent de faire car le Liban est complètement infiltré par les services secrets israéliens ? Oui, comment la France ose-t-elle ? Et c'est là que l'on voit que Sarkozy oeuvre vraiment pour les sionistes sis à Washington et à Tel-Aviv. Qui a oublié la destruction du Liban par Israel en 2006 ? Les Libanais l'ont-ils oublié ? Doit-on parler de Sabra et Shatila ? Faut-il être aveugle ou dans le camp de l'Ennemi pour ne pas voir que les sionistes souhaitent la ruine du Liban depuis des décennies.



Les milieux diplomatiques libanais s'étonnent de l'insistance française à vouloir relancer les pourparlers avec Israël


L'article de Khalil FLEYHANE


Les milieux diplomatiques libanais au palais Bustros se déclarent quelque peu « surpris » par ce qu’ils estiment être « l’insistance » du président Nicolas Sarkozy à vouloir relancer les pourparlers de paix indirects entre le Liban et Israël, sous le parrainage de Paris. Les milieux en question soulignent que la position française sur ce plan est d’autant plus « surprenante » que l’attitude du Liban à cet égard est pratiquement inchangée depuis le mandat de feu le président Élias Hraoui, à savoir que le Liban sera pratiquement le dernier pays arabe à conclure la paix avec Israël en raison de la complexité de la situation sur la scène libanaise et de la structure pluraliste et hétérogène du paysage politique libanais qui fait que toute précipitation dans le processus de paix entre Beyrouth et Tel-Aviv risque d’avoir des retombées négatives sur la stabilité interne du pays du Cèdre.

Force est de relever dans ce cadre que lors de sa dernière visite éclair à Beyrouth il y a quarante-huit heures, le chef du Quai d’Orsay, Bernard Kouchner, a indiqué qu’il avait évoqué avec les dirigeants libanais l’éventualité d’une relance des négociations indirectes entre le Liban et Israël, précisant toutefois que rien de concret ne se profile encore à l’horizon sur ce plan. Cette question avait également été soulevée par le président Sarkozy lui-même lors de la réunion qu’il avait tenue avec le président Michel Sleiman à Paris, le 12 juillet dernier, en marge de la conférence de l’Union pour la Méditerranée (UPM) qui s’était tenue alors dans la capitale française.

Le président Sleiman avait alors souligné à l’adresse de son homologue français que l’Italie avait également proposé de parrainer une reprise des pourparlers de paix libano-israéliens, mais le Premier ministre, Fouad Siniora, avait alors rejeté la démarche italienne, arguant du fait que le Liban n’avait rien à négocier avec l’État hébreu et que dans le contexte présent, la priorité devrait être plutôt accordée à l’application intégrale de la résolution 1701 approuvée par le Conseil de sécurité après la guerre de juillet 2006. Le chef du gouvernement avait souligné à ce sujet qu’Israël ferait mieux d’abord de se retirer de la zone des fermes de Chebaa, des collines de Kfarchouba et du nord de Ghajar avant que des pourparlers soient engagés entre les deux parties.

En tout état de cause, le président Sleiman avait indiqué au président Sarkozy, lors de leur entretien à Paris, qu’il ne pouvait pas lui seul prendre éventuellement la décision de relancer les négociations avec Tel-Aviv du fait qu’une telle option devrait être avalisée par l’ensemble du Conseil des ministres, sans compter la nécessité de consulter aussi le Parlement à ce propos.

Certains milieux relèvent sur ce plan que le président syrien Bachar el-Assad a évoqué récemment l’éventualité d’un rôle français dans les pourparlers de paix, soulignant aussi que le Liban devrait peut-être engager des négociations avec l’État hébreu, à l’instar de la Syrie. Il reste que les dirigeants libanais s’en tiennent malgré tout à la position de principe selon laquelle le Liban devrait être le dernier pays arabe à conclure un accord avec Israël. Pour le pouvoir à Beyrouth, la priorité demeure en effet la consolidation de la stabilité interne afin de sortir le pays de la crise qui le secoue depuis plusieurs années.

Sources
Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

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