Nucléaire: Sarkozy met en garde Téhéran contre une attaque israélienne

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est quand même assez stupéfiant d'entendre Sarkozy dire -en avertissant l'Iran d'une possible attaque israélienne «il ne s’agit pas de savoir si c’est légitime, intelligent ou pas. » Où va-t-on là ? S'il est légitime pour les zionistes de bombarder l'Iran alors il est légitime pour la Russie de bombarder la Georgie pour la sécurité de ses citoyens. Et demain n'importe quel pays peut bombarder n'importe qui. Mais il est vrai qu'Israel et les Etats-Unis ne s'en privent pas. La distorsion du Droit International interprété par Sarkozy laisse pantois. Car contrairement à lui, nous pensons que c'est illégime, pas intelligent du tout et surtout criminel. Sarkozy n'ose pas, n'est-ce pas, tancer les zionistes, il préfère avertir l'Iran que...

Ce sont des propos irresponsables qui légitiment le crime.



Nucléaire: Sarkozy met en garde Téhéran contre une attaque israélienne



Selon le président français, en visite en Syrie, si Téhéran continue son programme d'«obtention du nucléaire militaire», l'Etat hébreu pourrait frapper.

«L’Iran prend un risque majeur à continuer le processus d’obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu’un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé.» Cette déclaration choc est signée Nicolas Sarkozy.

Selon le président français, «il ne s’agit pas de savoir si c’est légitime, intelligent ou pas. Qu’est-ce qu’on fera à ce moment-là? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe».

Nicolas Sarkozy s’exprimait au début du sommet quadripartite qui réunissait, jeudi matin à Damas, outre la France et la Syrie, la Turquie et le Qatar. Au cours de ce mini-sommet, d’une heure environ, doivent être abordées les discussions indirectes entre la Syrie et Israël, via la Turquie, les relations syro-libanaises et la périlleuse question du nucléaire iranien.

Preuve de la divergence de vues entre Paris et Damas, le président syrien Bachar al-Assad avait réaffirmé mercredi lors d’une conférence de presse commune avec Sarkozy, que l’Iran cherchait à se doter de «nucléaire civil et non pas militaire».

Mais pour Sarkozy, «la position internationale est de dire: l’Iran doit arrêter l’enrichissement (de l’uranium). Moi, j’ai été plus loin en disant que la France était prête à aider l’Iran à avoir le nucléaire civil, comme témoignage de notre bonne volonté».

La «bonne volonté» - sonnante et trébuchante - de Paris n’est cependant pas sans condition: «En tout état de cause, l’Iran ne peut pas refuser les contrôles complets et honnêtes» de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a rappelé Nicolas Sarkozy.

«Est-ce qu’il n’y a pas une voie de passage? L’Iran ne peut pas dire “je continue l’enrichissement et en plus je n’accepte que des contrôles partiels”. […] Si l’Iran continue l’enrichissement, c’est un problème mais au moins, que les contrôles par l’AIEA aient lieu de façon complète. A ce moment-là, la bonne foi sera établie» a ajouté le chef de l’Etat français.

D’après lui, «la Syrie peut jouer […] un rôle important pour convaincre». Arrivé mercredi à Damas, le président Sarkozy devait repartir pour Paris à la mi-journée.

Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-Israel

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Abdelkader DEHBI 08/09/2008 15:24

Voilà plus de dix ans que j'ai rompu toute relation avec un ancien ami, aujourd'hui devenu semble-t-il, président de notre république…..Pour cause de "petitesse"…. Je me souviens lui avoir décroché un cinglant: ""je savais bien que tu étais petit, mais j'ai toujours pensé que c'était seulement de taille !…"
– Ce souvenir me revient, à la lecture de cet article sur le comportement pour le moins bizarre, de "petit télégraphiste", dans lequel semble se complaire décidément M. Sarkozy, en s'obstinant à jouer son rôle de petit satrape, à la tête d'une grande nation. Ayant eu le privilège de connaître l'Iran et beaucoup de ses hommes, au cours des toutes premières années de la proclamation de la République Islamique, je puis assurer à M. Sarkozy que son acharnement stupide et impuissant contre le projet du nucléaire iranien, ne peut susciter que mépris, dans toutes les couches de la société iranienne. Une société iranienne qui n'est absolument pas dupe de la double appartenance de M. Sarkozy, à Israël d'abord, à la France ensuite; une société iranienne qui considère, dans son écrasante majorité, que le projet nucléaire gouvernemental est un projet national, dicté par la nécessité légitime pour l'Iran, en tant que puissance régionale, de maîtriser la technologie nucléaire, y compris dans son volet militaire.
Car, au nom de quel "droit international pourri et à deux vitesses" le petit télégraphiste qui gouverne aujourd'hui la pauvre France, prétend-il empêcher l'Iran – c'est-à-dire la Perse millénaire, en connaît-il seulement l'histoire ? – d'avancer dans sa quête légitime de la maîtrise de la technologie nucléaire – y compris dans son volet militaire –,  quand chacun sait qu'Israël a été encouragé, financé et équipé par l'Occident; dont la France en particulier, pour édifier en pleine Palestine occupée, un véritable arsenal nucléaire. Un arsenal nucléaire qui permet à Israël, dans son rôle de chien de garde, de maintenir par la terreur et le chantage, l'influence des grandes multinationales de l'Occident sur les zones pétrolifères de la région du Proche et Moyen Orient.