Emotion en Israël : le corps retrouvé est bien celui de la petite Rose

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Emotion en Israël : le corps retrouvé est bien celui de la petite Rose



Avec des fleurs et des bougies, de nombreux Israéliens ont rendu vendredi hommage à Rose, la petite Française qui aurait été tuée par son grand-père et dont dont le corps a été formellement identifié comme celui retrouvé la veille dans un fleuve près de Tel-Aviv.

"L'examen final du test ADN montre que le corps de la petite fille est bien celui de Rose" disparue depuis des mois, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.

Des examens complémentaires sont en cours afin de déterminer les circonstances précises de la mort et les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours.

Vendredi, de nombreux Israéliens se sont recueillis sur les berges où avait été retrouvé le corps de la petite Française de 4 ans et demi, déposant des fleurs ou des bougies.

Certains ont écrit un mot à l'enfant. L'une de ces missives, émergeant d'un bouquet de fleurs, dit: "Israël t'aime. Rose, je t'aime. Tu nous manques. Dieu te bénisse."

Dans une autre lettre accrochée à un tronc d'un arbre, un couple d'Israéliens s'adresse à Rose : "Tu avais le droit de vivre, de sourire, de courir. Nous sommes navrés que ce droit ne t'ait pas été accordé". 

La mère de Rose, que la police soupçonne de complicité ou du moins d'avoir gardé le silence sur la mort de sa fille, a remis vendredi de sa prison une lettre à son avocate destinée à être posée sur la tombe de l'enfant, selon la radio militaire.

"Je suis tellement désolée de ne pas avoir su te comprendre, comprendre ta détresse, ta souffrance, ne pas avoir su te prendre dans mes bras, te dire combien je t'aime", écrit la mère.

La tragédie a aussi fait vendredi la une des journaux israéliens.

"C'est fini", titraient les quotidiens qui soulignent les efforts de la police pour retrouver le corps mais déplorent que les autorités, faute de vigilance, n'aient pas réagi à temps aux mauvais traitements dont était victime la fillette.

"Pourquoi personne n'a rien vu? Pourquoi personne n'a rien entendu? Pourquoi personne n'a témoigné et, si on l'a fait, pourquoi les signaux d'alerte ne se sont pas allumés", s'indignait le Yediot Aharonot. Jeudi, le corps de l'enfant avait été retrouvé dans le Yarkon près de Tel- Aviv après de longues et difficiles recherches.

Rose aurait été tuée en mai par son grand-père paternel, Ronny Ron, un Israélien de 45 ans qui avait fait des aveux juste après son arrestation en août.

Le suspect avait précisé avoir battu l'enfant à mort avant de mettre le corps dans un sac qu'il avait jeté dans le Yarkon. Depuis, les recherches entamées par les plongeurs des services de secours étaient compliquées par l'extrême opacité des eaux du fleuve.

Mardi, Ronny Ron était revenu sur ses aveux, criant aux journalistes lors d'une audience au tribunal, "la dernière fois que je l'ai vue, elle était vivante". Mais selon la police il a de nouveau admis avoir tué la fillette, après la découverte du corps.

Ronny Ron, un chauffeur de taxi, vivait avec la mère de Rose, Marie-Charlotte Renaud, 23 ans, avec laquelle il a eu deux petites filles qui ont été placées par les services sociaux le jour de l'arrestation de leurs parents.

Marie-Charlotte Renaud avait précédemment été mariée au fils de Ronny Ron avec lequel elle avait eu Rose.

La fillette avait disparu sans laisser de trace depuis plusieurs mois. Mais l'alerte avait été donnée en Israël seulement début août par l'arrière grand-mère de Rose, Viviane, qui avait gardé la fillette pendant des semaines à la demande de Ronny.

En France, où la disparition de Rose faisait également l'objet d'une enquête, la grand-mère paternelle de la fillette, Betty Sghaier, a demandé jeudi le rapatriement du corps afin que les "obsèques aient lieu en France".

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-Israel

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