Poutine et Fillon, conciliants, misent sur l'économie pour lier Union européenne et Russie

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Inutile de vous dire que Rice la Harpie a dû renacler du sabot. De rage, elle est capable d'avoir pris le bigophone pour demander des explications à Sarkozy ou à son grand copain Kouchner, allez savoir... mais le berger Fillon a répondu, à sa façon, à la bergère Rice qui  appelaient les Européens à l'unité pour l'empêcher -la Russie- de "tirer un quelconque bénéfice de son agression" en Géorgie. Cause toujours tu m'intéresses !  Le premier ministre a emmené avec lui quelques grands patrons de France, Alstom, Arianefrance, Total, Vinci, Safran, Carrefour... et pour punir Poutine, Arianespace a signé un contrat d'achat  à l'agence spatiale russe, Roskosmos, de dix lanceurs Soyouz. Toujours pour punir Poutine, Fillon a dit souhaiter "la présence de plus d'investisseurs russes en France"...  soulignant que "la France et la Russie sont dans une situation d'interdépendance (et) il n'y a pas d'alternative à une relation forte fondée sur la coopération, sur la confiance, sur le dialogue et le respect du droit." Et vlan !  A notre avis, le "respect du droit" a dû faire clignoter une lumière rouge dans la tête de la bergère... enfin en ce qui concerne la Géorgie, il fallait bien y venir, François Fillon a dit : "nous en avons discuté avec beaucoup de franchise. C'est bien là la caractéristique d'une vraie relation d'amitié que d'être capable de parler ensemble des sujets sur lesquels nous avons des désaccords". Re-vlan ! Ca doit ruminer dur à Washington... comme ils ont leur version de la démocratie -les Irakiens l'expériementent encore-, nous avons la nôtre sur les punitions à infliger à Poutine. Que des douceurs !

 

 

Poutine et Fillon, conciliants, misent sur l'économie

pour lier Union européenne et Russie






Vladimir Poutine et François Fillon ont fait assaut de formules conciliantes, samedi au bord de la mer Noire, pour souligner, alors que la crise géorgienne n'est pas achevée, la continuité du lien économique entre l'Europe et la Russie.

A Sotchi, à une trentaine de kilomètres de la région séparatiste géorgienne d'Abkhazie, le Premier ministre français, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a redit l'espoir de Paris d'une reprise en octobre du dialogue en vue d'un nouveau partenariat stratégique UE-Russie.

"C'est l'intérêt des deux parties de conclure cet accord", lui a répondu son homologue russe, après avoir insisté sur les perspectives de coopération économiques, alors que la vive croissance de l'économie russe génère d'immenses besoins.

Les Européens avaient décidé le 1er septembre, lors d'un sommet consacré à la Géorgie, de geler les pourparlers destinés à resserrer leurs liens politiques, économiques et énergétiques avec la Russie.

M. Poutine a assuré samedi que les relations économiques avec la France, en tout cas, n'avaient pas été affectées par le différend sur la Géorgie. 

"Nous avons un bon nombre de projets en cours, il n'y a aucun projet gelé ou même repoussé. Tout se fait selon le calendrier prévu et nous nous sommes mis d'accord pour intensifier encore notre coopération", a-t-il lancé.

M. Fillon, qui juge la présence économique française en Russie insuffisante, était arrivé en Russie accompagné d'un aréopage de grands patrons français: Patrick Kron (Alstom), Jean-Yves Le Gall (Arianespace), Christophe de Margerie (Total), Yves-Thibault de Silguy (Vinci), Jean-Paul Herteman (Safran), Olivier Barbaroux (Dalkia) et José Luis Duran (Carrefour).

Le projet le plus significatif signé samedi concerne l'achat par Arianespace à l'agence spatiale russe, Roskosmos, de dix lanceurs Soyouz destinés à compléter sa gamme. Premier lancement prévu en septembre 2009 à Kourou (Guyane française).

M. Fillon a également dit souhaiter "la présence de plus d'investisseurs russes en France", répondant à une préoccupation exprimée par M. Poutine.

Au total, a-t-il assuré, "la France et la Russie sont dans une situation d'interdépendance (et) il n'y a pas d'alternative à une relation forte fondée sur la coopération, sur la confiance, sur le dialogue et le respect du droit".

Sa déclaration contrastait nettement avec l'appel à l'unité des Européens lancé l'avant-veille par la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, face à la politique selon elle "agressive" de Moscou.

La rencontre Poutine-Fillon était prévue de longue date, dans le cadre des séminaires gouvernementaux franco-russes annuels. Elle a été placée en suspens cet été, jusqu'à ce que le président français Nicolas Sarkozy ne décide de la maintenir, au lendemain de sa discussion avec son homologue Dmitri Medvedev le 8 septembre.

La Géorgie, a dit samedi M. Fillon, "nous en avons discuté avec beaucoup de franchise. C'est bien là la caractéristique d'une vraie relation d'amitié que d'être capable de parler ensemble des sujets sur lesquels nous avons des désaccords".

Vladimir Poutine a dit de son côté avoir "apprécié énormément la mission de médiation" de M. Sarkozy.

Le chef du gouvernement français a toutefois réitéré la condamnation par les Européens de la reconnaissance unilatérale de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie par Moscou le 26 août.

Son homologue russe, en retour, a rappelé la position de Moscou selon laquelle l'UE avait "ouvert la boîte de Pandore" en reconnaissant le Kosovo.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy - Russie

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