Nicolas Sarkozy propose une réunion internationale sur la crise financière

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Nicolas Sarkozy propose une réunion internationale
sur la crise financière

 


NATIONS UNIES — Silencieux depuis l'aggravation de la crise financière, Nicolas Sarkozy a invité mardi les dirigeants du G8 et des pays émergents à se réunir en novembre prochain afin de dégager "de nouvelles règles" pour encadrer le capitalisme mondial. Le président français ne s'est en revanche pas prononcé sur les mesures à prendre pour faire face à la situation actuelle.

"Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière qui est la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30", a déclaré M. Sarkozy devant la 63e assemblée générale des Nations unies à New York. "Pour moraliser le capitalisme financier, nous ne pouvons pas attendre", a-t-il insisté dans son discours.

Le président français, qui s'exprimait au nom des 27 Etats-membres de l'Union européenne en tant que président du Conseil européen, a ensuite précisé au cours d'une conférence de presse qu'il imaginait un rassemblement des dirigeants du G8, les sept pays les plus industrialisés et la Russie, "mais avec la possibilité d'ouvrir aux pays émergents" et notamment à la Chine. Il a aussi souhaité la présence des autorités de régulation.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui s'exprimait peu avant, a lui réclamé une discussion "multilatérale" convoquée par les Nations unies, afin de "reconstruire (le fonctionnement du capitalisme) sur des bases complètement nouvelles". "L'éthique doit aussi valoir pour l'économie", a-t-il fait valoir.

La réunion proposée par M. Sarkozy devrait se tenir en novembre, après l'élection présidentielle aux Etats-Unis, pour que ce ne soit pas "une réunion à chaud", a ajouté le président français. George W. Bush, qui sera alors toujours en exercice, "pourrait venir avec le président élu", a-t-il souhaité. Quant au lieu de la rencontre, il n'est pas arrêté, a-t-il expliqué, évoquant Londres, Bruxelles, Washington, New York ou Paris.

Lors de ce sommet, "nous pourrions utilement dégager des principes et de nouvelles règles". Selon lui, il est "capital" de traiter des agences de notation, de l'évaluation des bilans et de la solvabilité des banques, des rémunérations, des fonds spéculatifs et de la confiance dans le système.

Il a appelé de ses voeux la reconstruction d'un "capitalisme régulé", dans lequel les banques renoncent à la spéculation, qui serait régi par des règles prudentielles permettant "d'amortir les chocs au lieu de les aggraver" et encadré afin de limiter "les prises de risque déraisonnables". "C'est l'épargne des braves gens qu'on défend", a-t-il martelé.

Il n'a toutefois rien dit sur les moyens immédiats à mettre en oeuvre pour sortir l'économie de la crise dans laquelle elle se trouve aujourd'hui, se contentant d'apporter son soutien au plan annoncé par le gouvernement américain visant à apurer le système financier de ses actifs à risque.

Le président français a aussi renouvelé son souhait que "ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants soient sanctionnés et assument enfin leurs responsabilités", sans s'expliquer plus avant sur ces sanctions. "Quand ça marche et qu'il faut se partager des bonus gigantesques, on connaît les responsables, pas de problème. Voilà donc que ça ne marche plus et alors là, on ne connaît pas les responsables?", s'est-il insurgé lors de sa conférence de presse après une question sur la difficulté d'identifier les responsables.

Il a de nouveau réaffirmé son opposition au système des parachutes dorés et affiché son intention de se montrer exemplaire sur ce point, sans toutefois s'engager très clairement à tenir sa promesse électorale de les interdire.

Nicolas Sarkozy a consacré une bonne part de son déplacement à New York, où il est arrivé samedi, à la situation économique et financière. Il a en particulier rencontré lundi le président de la réserve fédérale de New York Tim Geithner, chargé de gérer la déroute des établissements financiers new-yorkais et de préparer la mise au point du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (500 milliards d'euros) élaboré par l'administration Bush pour racheter les actifs à risque.

Selon son programme officiel, le président français a aussi choisi de limiter les entretiens avec les autres dirigeants mondiaux qui sont la tradition en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Il aurait préféré consacrer l'après-midi de lundi à la préparation du discours qu'il prononcera jeudi à Toulon sur sa politique économique.

Sources La Presse Canadienne

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans DETTE-DEFICIT-ECONOMIE

Commenter cet article

philippe 29/09/2008 18:21

Sarko, les soit-disant "sociaux libéraux", les sionistes , les néo-conservateurs ... Paroles, paroles, paroles ...Et comme toujours, la montagne Sarkozienne accouchera d'une souris difforme, assurément ...Hitler lui aussi maitrisait l'art du discours et la maîtrise des médias, et tout comme Mussolini il était un "social nationaliste" disaient-il ... Sarko n'a rien inventé, la manipulation par l'image et la parole !!!Depuis que cet abruti d'hongrois (pour rappel Hitler était autrichien) s'est emparé de notre pays, excepté les émissions de télé animée par le nouveau Tsar et/ou sa compagne ... : tout est un fiasco, les discours ne coûtent rien au tyran, c'est par leur manque d'efficacité et de sincérité qu'ils pêchent et détruisent les nations : voilà la vérité !!!Ce n'est pas pour rien que le gouvernement de notre nabot d'hongrois "national" a même pensé à faire ficher les honnêtes citoyens de l'hexagone par notre police avec les bandits notoires : voilà bien la carte de visite de ces candidats tyrans... véritables ordures de la politique nationale  !!!

marc d Here 29/09/2008 10:50

Sarkozy a eu raison et cette action sera sans doute bénéfique.

David C. 26/09/2008 02:04

Aujourd’hui, jeudi 25 septembre 2008, Nicolas Sarkozy a eu le courage de mettre sur table la question fondamental « remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial". "Je suis convaincu que le mal est profond et qu'il faut remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton Woods après la Seconde Guerre mondiale » La Bataille pour un vrai Nouveau Breton woods est loin d’être gagné, il est important pour cela d’éduquer la population en particulier nos leaders politiques pour bâtir une vrai économie politique du develloppement physique et non financier au niveau internation.Veuillez lire à ce sujet l’intervention de Jacques Cheminade : Après le discours de Nicolas Sarkozy : encore un effort pour un Nouveau Bretton WoodsDavid C.

Abdelkader DEHB 24/09/2008 21:55

Il y a TROIS GRANDS TABOUS en Occident que nul n'oserait enfreindre:
1.- Le tabou religieux, concernant les Textes des Evangiles, arbitrairement classés comme "apocryphes" par l'Eglise Romaine et mis sous scellés, dans les caves du Vatican;
2.- Le tabou politique, interdisant d'avoir des opinions "révisionnistes" sur la Shoah, devenue un véritable fonds de commerce des Zionistes.
3.- Le tabou économique, concernant le statut du Dollar en tant que "monnaie de réserve". Concernant ce dernier point, on peut s'interroger légitimement, pourquoi, malgré toutes ces belles envolées oratoires des différents intervenant à l'Assemblée Générale des Nations, aucune voix ne s'est élevée pour poser la SEULE VRAIE QUESTION, préalable à toute approche sérieuse pour le règlement de la crise financière internationale, à savoir le statut - désormais illégitime - du Dollar, en tant que "monnaie de réserve" pour deux raisons principales:
a) – la première raison est d'ordre logique: la part de l'Economie US dans le monde n'a plus aujourd'hui le poids prépondérant qui était le sien, lors de la conclusion en 1944, - à la fin de la Seconde Guerre Mondiale - des Accords de Bretton Woods qui ont consacré le remplacement de la Livre Sterling par le Dollar, sous la pression de la puissance d'une Amérique victorieuse et créancière du monde;
b) – la seconde raison est d'ordre moral : les desseins ouvertement impérialistes et expansionnistes des USA, les graves présomptions de crimes de guerre qui pèsent sur eux,  et les graves prévarications qui ont eu lieu au sommet de l'Etat américain, disqualifient désormais ce pays, de gérer à lui seul, sans contrôle international, la circulation des flux financiers mondiaux.

jules lumière 24/09/2008 17:58

Bush et sarkozy s'efforce de vendre leur salade financière à la planète en expliquant qu'ils sont en train de sauver la planète en appliquant le plan de sauvetage de la FED qui consiste de fait à faire payer aux citoyens et à l'état les politiques financières criminelles d'une banque centrale totalement privée .A la source du mal financier international, il y a une et même plusieurs banques centrales totalement privées (c'est le cas notament de l'australie,des USA,du canada, de l'angletterre, de la nouvelle Zélande etc ... : voilà leur secret bien gardé !) qui gèrent les monnaies et les finances internationales dans le seul intérêt des actionnaires privés de la FED et desdites banques : voilà le mal qu'ils s'efforcent de cacher aux autres nations et aux citoyens du monde afin d'éviter de se faire lyncher mais aussi afin de pouvoir garder le contrôle des banques centrales privées concernées pour mieux continuer leurs manipulations!!!Vouloir faire payer aux populations, aux états et aux banques centrales nationales publiques tel la banque centrale européenne le prix de la gestion monétaire et boursière de gangsters de la finance que sont les Rothschilds, les rockefellers et Cie : voilà leur objectif qui s'il est atteint leur permettra ensuite de prendre en otage encore plus sérieusement l'économie mondiale et de lui imposer leurs manipulations criminelles avec autant de facilité !!!