Enquête des RG au conseil régional: la polémique enfle à Lyon

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous serions curieux de savoir le nom du policier et à quelle confession il appartient. Car ce comportement parle de lui-même.




Enquête des RG au conseil régional: la polémique enfle à Lyon



La polémique autour d'une enquête des RG sur la religion du personnel du conseil régional Rhône-Alpes a enflé vendredi, des musulmans demandant "audience au président de la République" tandis que le préfet du Rhône tentait de désamorcer la crise.

Tout a commencé le 16 septembre par le courriel d'un fonctionnaire de la sous-direction de l'Information générale (SDIG, ex-Renseignements généraux) demandant au conseil régional si son personnel comportait "des agents de confession autre que chrétienne".

L'enquête interne, voulue dès mercredi soir par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie après la révélation de l'affaire par le conseil régional, a conclu jeudi à une "initiative personnelle" du policier, sanctionné d'un blâme et d'une mutation.

Ce qui n'a pas suffi à éteindre le feu. Vendredi matin, des responsables musulmans de la région Rhône-Alpes se sont ainsi dits "choqués" par la démarche du policier et ont réclamé une "audience auprès de Monsieur le Président de la République".

"Nous ne pouvons que nous interroger sur les ou la religion visée(s). (...) Nous condamnons avec la plus grande fermeté une initiative discriminatoire totalement illégale, contraire aux valeurs républicaines et au principe de laïcité", a dénoncé le Cercle des décideurs musulmans, où siège notamment Kamel Kabtane, recteur de la Mosquée de Lyon.

Le policier indélicat demandait en effet si certains employés avaient "demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur religion".

De son côté, convoquant en urgence une conférence de presse, le préfet du Rhône, Jacques Gérault, a appelé à "éviter tout amalgame" entre terroristes et musulmans.

Réagissant à un article du quotidien régional Le Progrès, intitulé "Tout est parti d'une réunion et d'un ordre de la préfecture", le préfet a confirmé qu'une étude sur "l'évolution des réseaux islamistes radicaux dans le Rhône" avait bien été demandée aux services départementaux de police et de gendarmerie le 8 septembre.

"Mais une telle demande, telle que rédigée dans le courriel incriminé, est intolérable car elle vise à porter un jugement négatif sur une religion", a-t-il souligné.

"Ce fonctionnaire a sans doute cru bien faire", a estimé M. Gérault, qui a précisé que le policier avait été jusqu'à présent "bien noté" et qu'il "regrettait beaucoup son acte".

Jacques Signourel, le directeur de la sécurité publique du Rhône (DDSP, qui chapeaute le SDIG), avait quant à lui assuré jeudi que l'expéditeur du courriel, "un brigadier d'une quarantaine d'années", n'avait "pas sollicité sa hiérarchie, dont il n'avait reçu aucune instruction" allant dans ce sens.

Soulignant que ce courrier était "peut-être la conséquence de consignes mal comprises", M. Signourel, pour qui l'initiative était "maladroite et condamnable", avait assuré qu'aucune autre collectivité ne l'avait reçu.

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans BAVURES POLICIERES

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