Crise : Sarkozy réunit un mini-sommet européen

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Crise : Sarkozy réunit un mini-sommet européen


Les chefs d'Etat et de gouvernement des quatre membres européens du G8 (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie) se réunissent à partir de 16h30 à l'Elysée pour discuter d'une réponse
européenne commune à la crise financière internationale.

Le "G-4" convoqué par le président français, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, réunira samedi 4 octobre à partir de 16h30 la chancelière allemande Angela Merkel, l'Italien Silvio Berlusconi, le Britannique Gordon Brown (les trois autres Européens siégeant au G-8), ainsi que le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, celui de la Commission européenne José Manuel Barroso et celui de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.
Face à la crise, les Européens veulent "commencer à travailler sérieusement" et se réuniront à l'Elysée pour ébaucher une réponse commune à la crise financière et tenter, sans aborder de mesures concrètes, de gommer leurs divergences sur le sauvetage des banques en difficulté.
"Samedi, on ne va pas sauver le monde", prévenait un membre de l'entourage du président français. Officiellement, la réunion doit en effet seulement "préparer la contribution des membres européens du G-8" à la crise financière internationale, avant l'ambitieux G-8 élargi que Nicolas Sarkozy a proposé pour "refonder" le capitalisme financier au niveau mondial. Les quatre dirigeants vont seulement "commencer à (y) travailler sérieusement", traduisait cette même source élyséenne : "on n'élabore pas une nouvelle organisation financière mondiale en quatre jours".

"Tirer les leçons de la crise"

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, l'heure est encore à "tirer les leçons de la crise". "Nous devrions réfléchir aux règles que nous voulons avoir et à la façon de les intégrer au G-8", a-t-elle souhaité.
Nicolas Sarkozy rappellera que la sortie de crise ne sera que "collective", a expliqué le Premier ministre François Fillon. Mais le président français a d'ores et déjà renvoyé "les mesures concrètes propres à favoriser le retour à la confiance" au conseil réunissant les 27 chefs d'Etat et de gouvernement les 15 et 16 octobre à Bruxelles, précédé lundi et mardi de la réunion des ministres des Finances.

Le président français a d'ailleurs adressé un courrier à ses homologues pour préparer ces deux échéances et demander à ses partenaires de jouer collectif. Dans le détail, il demande des mesures pour "éviter un durcissement" du crédit aux ménages et aux entreprises ainsi que des propositions pour améliorer la transparence et la responsabilisation des marchés financiers.
Le mini-sommet de samedi ne devrait donc déboucher sur aucune proposition concrète et immédiate, comme cela avait été le cas fin janvier à Londres, à l'occasion d'une précédente rencontre de ce type déjà consacrée à la crise des subprimes. Les dirigeants avaient alors appelé les marchés financiers à une plus grande "transparence", les menaçant d'adopter des réglementations contraignantes. Un message proche du discours volontariste répété depuis deux semaines par Nicolas Sarkozy.

Corriger les divergences

Il faudra en revanche corriger les divergences apparues au cours de la difficile préparation de la rencontre, qui a prouvé que les Européens ne semblent pas s'entendre sur grand-chose d'autre que sur le sauvetage au coup par coup des banques menacées de faillite.

Pendant que les Irlandais s'attiraient des reproches en décidant seuls de garantir les dépôts de leurs banques, Paris a déclenché un tir de barrage allemand par une proposition de fonds européen de garantie pour les établissements bancaires. Très rapidement démentie, cette idée pourrait être réduite à une simple coordination des interventions nationales. De son côté, Gordon Brown reste réticent à une réponse unifiée au niveau européen. La France a aussi dû rassurer ses partenaires sur sa volonté de respecter les critères de Maastricht, Henri Guaino, un proche conseiller du président, ayant estimé que ce n'était plus "la priorité des priorités".
Signe de ces difficultés, Nicolas Sarkozy a multiplié jusqu'au dernier moment les contacts avec ses homologues et les réunions avec ses ministres, annulant même au dernier moment un discours prévu devant des apprentis réunis à Paris. Samedi, il évoquera aussi la situation avec le directeur général du Fond monétaire international (FMI), l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn. (avec AP)

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans DETTE-DEFICIT-ECONOMIE

Commenter cet article