Clearstream: le parquet requiert le renvoi de Villepin en correctionnelle

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Clearstream: le parquet requiert le renvoi de Villepin en correctionnelle



Après quatre ans d'enquête sur une simple affaire de dénonciation calomnieuse muée en scandale d'Etat, le parquet de Paris a requis mardi le renvoi en correctionnelle de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream.

Les réquisitions définitives du parquet, qui a émis des réserves tout au long de l'instruction sur la conduite du dossier, étaient très attendues dans cette affaire où l'actuel chef de l'Etat Nicolas Sarkozy s'est constitué partie civile.

Le parquet a formulé mardi ses réquisitions de renvoi, selon des sources proches du dossier, confirmant une information du Point.

Elles constituent une surprise, selon des avocats du dossier, le parquet ayant estimé en juin à l'issue de l'instruction que "les charges n'apparaissent pas suffisantes" pour justifier le renvoi de l'ancien Premier ministre devant le tribunal.

Il avait alors réclamé un complément d'information aux juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Henri Pons afin d'éclaircir certaines zones d'ombre du dossier.

Exécuté en un mois, avec notamment une audition express d'une demi-heure de M. de Villepin, ce supplément d'enquête n'avait "amené aucun élément d'aucune sorte susceptible de constituer quelque charge que ce soit contre" l'ancien Premier ministre, selon ses avocats qui réclamaient le non-lieu.

L'un des avocats de M. de Villepin, Me Olivier d'Antin, a dénoncé mardi à l'AFP "la position surprenante, voire incohérente du parquet".

"Il y a trois mois, le parquet estimait que les éléments recueillis au cours de l'enquête ne justifiaient pas de procès pour Dominique de Villepin, trois mois plus tard, les mêmes magistrats du parquet ont changé d'avis", a-t-il déploré, regrettant que le parquet ait "soufflé le chaud et le froid".

La justice soupçonne M. de Villepin d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy en l'accusant avec d'autres personnalités de posséder des comptes occultes à la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.

A l'issue de ce complément d'enquête, le parquet considère que l'ancien Premier ministre a eu connaissance du caractère fallacieux des listings bancaires et n'a pas empêché leur transmission à la justice entre mai et octobre 2004 par Jean-Louis Gergorin, un de ses proches.

Il estime qu'il existe également des charges suffisantes contre l'informaticien Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié les listings, l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, qui a reconnu être le corbeau ayant adressé les faux listings à la justice, l'ancien auditeur du cabinet Arthur-Andersen, Florian Bourges, et le journaliste Denis Robert, soupçonnés d'avoir été en possession des listings à l'origine des falsifications.

Il revient maintenant aux juges, qui ne sont pas tenus par les réquisitions du parquet, de renvoyer ou non M. de Villepin et les quatre autres mis en examen devant le tribunal.

Pour les avocats de Dominique de Villepin, qui réclament le non-lieu pour leur client, les juges ont "emboîté le pas aux médias" en retenant "l'hypothèse d'un complot destiné à nuire à l'actuel président de la République".

Selon eux, "l'instruction n'a pas recherché la manifestation de la vérité mais la pure et simple confirmation d'une thèse dont la validité, admise en tant que postulat de départ, ne fut jamais soumise au doute ni remise en cause".

Pour Me d'Antin, "la justice a mobilisé tellement de temps et d'argent qu'il était difficile d'imaginer un procès sans M. de Villepin".

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Villepin Sarkhozy

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Abdelkader DEHBI 08/10/2008 11:29

J'ai déjà écrit ici, dans un commentaire qui remonte à plus d'un an, que M. De Villepin a eu le tort - impardonnable - de tomber dans le piège qui lui a été tendu par le Mossad, alors qu'il était Premier Ministre et que ses chances de candidat à la Présidence de la République étaient réelles, contre le nain Sarkozy. Malheureusement le sort en a décidé autrement. - Le jour où l'on pourra dénoncer ouvertement la Grande Conspiration de l'alliance satano-sioniste contre l'Humanité, ce jour-là seulement, cette Humanité pourra réver de paix.