L'Otan réclame une hausse des budgets militaires

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les vampires de l'OTAN n'ont pas honte. Alors que le premier motif invoqué pour engager les troupes de divers pays étaient de lutter contre le trafic de drogue, on sait depuis que l'Alliance s'y est opposée. Et maintenant ils agitent "l'éradication du pavot" comme une nouvelle carotte pour que davantage d'hommes soient envoyés à l'abattoir mais surtout pour récolter davantage de fric. Dans quelle galère la France s'est-elle engagée en s'alliant avec cette pieuvre ? Il faut se libérer de cette tutelle et vite...




L'Otan réclame une hausse des budgets militaires


À l'exception de la France et de la Grande-Bretagne, la plupart des Européens sont loin de consacrer à leur sécurité les 2 % du PIB souhaités par l'Otan.

La crise financière et le spectre de restrictions budgétaires ont hanté hier le rendez-vous des 26 ministres de la Défense de l'Otan à Budapest. Il est sûrement trop tôt pour un bilan ou des coupes claires. Mais la multiplication des missions, de l'Afghanistan à la résurgence de la Russie en passant par la modernisation des forces européennes, rendra les choix encore plus difficiles.

L'Afghanistan, opération la plus longue et la plus lourde, illustre l'effet de ciseaux. Face aux attaques meurtrières des talibans, le chef du Pentagone, Robert Gates, a demandé à ses 25 alliés d'envoyer des troupes en renfort des 50 700 soldats de la force internationale de l'Otan (Isaf). La barre devrait être placée à au moins 10 000 hommes. À l'heure des vaches maigres, les Européens risquent de renâcler, surtout après l'effort consenti ces deux dernières années.

Pas d'impact immédiat

«La crise financière fera certainement monter la pression sur les budgets nationaux, a reconnu hier le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer. (Cependant) nous devons faire plus, non seulement en augmentant les dépenses militaires, mais aussi en développant l'efficacité de nos troupes.» À la notable exception de la Grande-Bretagne et de la France, la plupart des Européens sont loin de consacrer à leur sécurité les 2 % du PIB souhaités par l'Alliance. En Europe, et même aux États-Unis, les centaines de milliards engloutis dans le renflouement public de banques risquent de rendre plus difficiles à justifier - politiquement - les investissements de longue haleine dans la défense. À l'heure des coupes, les états-majors craignent de ne pas peser lourd s'il faut choisir entre une enveloppe sociale et un porte-avions. «Les ressources risquent d'être réallouées», s'inquiète un diplomate américain.

En France, la loi de programmation militaire est précisément censée protéger la défense des à-coups de la conjoncture. Avec une croissance prévue de 5 % jusqu'en 2011 (et 10 % pour les équipements), ce budget n'est pas mal loti. «Il n'y a pas d'inquiétude immédiate, assure un expert militaire français. Mais si la conjoncture se retourne pour de bon, il n'y a qu'une source d'économies possibles : les équipements.» C'est-à-dire la modernisation des armées.

La crise n'aura pas d'impact immédiat sur les opérations en Afghanistan ou en Irak. Les questions d'argent prennent pourtant une dimension nouvelle. Les États-Unis cherchent hors de l'Otan, comme au Japon, le financement qui manque en Afghanistan. À l'intérieur de l'Isaf, la France invoque sa contrainte budgétaire pour préférer une protection rapprochée des troupes aux avions-radars Awacs, voulus par le Pentagone mais jugés trop coûteux.

L'Otan elle-même prend soin de vendre ses projets sous l'angle du rapport qualité-prix. Pour la sécurité de leurs troupes, la France et l'Allemagne résistent à la volonté américaine d'engager directement l'Isaf dans une nouvelle mission : l'éradication du pavot, culture qui fait de l'Afghanistan le n° 1 mondial de l'héroïne et vient financer l'armement des talibans comme la corruption du pouvoir. «En venir à bout serait un moyen peu coûteux de renforcer la sécurité» , disait hier James Appathurai, porte-parole de l'Alliance. S'il faut dépenser moins, autant dépenser mieux.

Sources
Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-OTAN-Nucleaire

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