Accoyer propose "un grand emprunt d'Etat" et "une amnistie fiscale" pour sortir de la crise

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Accoyer propose "un grand emprunt d'Etat" et "une amnistie fiscale" pour sortir de la crise



PARIS (AFP) - Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer propose, dans un entretien à paraître vendredi dans Les Echos, de lancer "un grand emprunt d'Etat" et "une amnistie fiscale" pour sortir de la crise bancaire et financière."Pourquoi ne pas réfléchir au lancement d'un grand emprunt d'Etat, pour être en mesure de donner au secteur bancaire les moyens de financer notre économie?" propose M. Accoyer.

"Pourquoi ne pas réfléchir aussi à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à cet emprunt d'Etat ?" ajoute-t-il.

"C'est une idée personnelle mais je me suis aperçu qu'elle pouvait être partagée", ajoute-t-il.

"Nous ne devons nous interdire aucune voie de réflexion afin que la France puisse sortir de cette crise et rebondir le mieux possible. S'agissant de l'amnistie, je pense à nos compatriotes, pas aux dirigeants qui ont pu être défaillants", explique-t-il.

"Même si son système bancaire est plus solide qu'ailleurs, la France aura quand même à faire face aux conséquences de cette crise. Donc nous devons mobiliser toutes nos forces. D'autant plus qu'il nous faut continuer à assainir nos finances publiques", ajoute M. Accoyer.

Interrogé sur la validité du projet de budget 2009, construit sur une hypothèse de croissance de 1% alors que le FMI table sur 0,2%, M. Accoyer estime que le budget "a été préparé avec une grande prudence et une grande honnêteté."

"La discussion budgétaire apportera nécessairement des adaptations mais faisons confiance au gouvernement et soyons volontaristes", ajoute-t-il.

"Nous devons tous faire des efforts en matière de dépenses publiques. Ainsi, ai-je décidé, pour montrer l'exemple, que l'Assemblée nationale renonce à solliciter une hausse de 3,8% de sa dotation, initialement destinée à financer la mise en place des deux nouvelles commissions permanentes et le développement de l'évaluation et du contrôle du gouvernement, prévus par la réforme institutionnelle", dit M. Accoyer.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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