La fin d'un long combat pour Marina Petrella, autorisée à rester en France

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous pensons qu'il faut dire un grand merci à Carla... elle y est sans doute pour quelque chose...



La fin d'un long combat pour Marina Petrella, autorisée à rester en France




L'ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella, menacée d'être extradée en Italie en vertu d'un décret de juin, a finalement été autorisée à rester en France en raison de sa "situation de santé" selon l'Elysée, une décision qui met fin à un long combat mené par ses proches.

Le président Nicolas Sarkozy a décidé de ne pas appliquer le décret autorisant son extradition pour des "raisons humanitaires", a déclaré dimanche à l'AFP son avocate, Me Irène Terrel, confirmant une information du Journal du Dimanche.

L'Elysée a précisé que la décision avait été prise en raison de la "seule situation de santé" de l'ex-brigadiste, âgée de 54 ans et hospitalisée à l'hôpital Sainte-Anne à Paris dans un état mental et psychique très détérioré, selon les médecins.

"Les médecins qui l'ont examinée ont conclu que la dépression profonde dont elle souffre est susceptible de mettre en cause son pronostic vital", selon un communiqué.

Le président Sarkozy a, pour cette raison, "demandé au Premier ministre de faire application de la clause humanitaire de la convention d'extradition (franco-italienne, ndlr) de 1957 et de rétracter le décret d'extradition la concernant", a-t-on précisé à l'Elysée.

Carla Bruni-Sarkozy et sa soeur, la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, avaient annoncé dès mercredi à l'ancienne brigadiste qu'elle ne serait pas extradée, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier confirmant une information de liberation.fr.

L'épouse du président s'était émue de la situation de Marina Petrella et avait déclaré le 21 juin dernier à Libération: "On me dit que cette femme est malade. Elle doit être soignée comme toute personne humaine. Et pour ça, la prison n'est pas l'endroit idéal".

Me Terrel s'est félicitée d'une décision "humaine, nécessaire et légitime", importante "symboliquement pour la France".

"Le cauchemar s'arrête. Je remercie les autorités d'avoir compris la situation de ma femme", a confié à l'AFP le mari de Mme Petrella. Hamed Merackchi n'a pas vu son épouse, avec laquelle il a eu une fille qui aura 11 ans à la fin de l'année, depuis "le 7 août" et la décision de la cour d'appel de Versailles de la remettre en liberté pour raisons de santé.

C'est "un grand soulagement car les conditions étaient telles que c'était la seule solution pour permettre à ma mère de se reprendre", a renchéri Elisa Novelli, fille aînée de l'ex-brigadiste.

Un décret du gouvernement, du 3 juin, autorisait l'extradition de Mme Petrella vers l'Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité pour complicité dans le meurtre d'un commissaire à Rome en 1981.

Réfugiée en France depuis 1993, Mme Petrella avait été arrêtée en août 2007 dans le Val-d'Oise où elle travaillait comme assistante sociale.

La décision a été "notifiée samedi à Marina Petrella à l'hôpital", a ajouté Me Irène Terrel, précisant qu'en l'apprenant, elle "a beaucoup pleuré.

L'Elysée a souligné que cette "mesure individuelle (...) n'atténue en rien l'engagement de la France en matière de lutte contre le terrorisme ainsi que sa coopération avec les autres démocraties dans ce domaine".

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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