Le gouvernement veut promouvoir le travail dominical

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Travaillez ! Prenez de la peine, c'est le fond qui manque le moins ! On le voit aujourd'hui avec la crise financière qui va éreinter le contribuable car il ne faut pas croire que les milliards investis soient sortis du chapeau comme ça, par enchantement. Qui va payer ? Toujours les mêmes ! Et ce brave Chatel veut en plus que l'on travaille le dimanche ! Qu'il aille se faire voir.




Le gouvernement veut promouvoir le travail dominical


Le secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation, Luc Chatel, affirme que le travail le dimanche est de nature à favoriser la croissance et que le sujet pourrait être débattu d'ici la fin de l'année, dans un entretien au
Journal du dimanche. "Partout où les magasins ouvrent le septième jour, l'activité a été favorisée. Le commerce du dimanche, c'est des emplois et de la croissance!", affirme-t-il dans les colonnes du JDD.

Commentant la proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, qui vise à étendre les dérogations au repos dominical, M. Chatel indique que "si le calendrier le permet", elle pourrait être inscrite "à l'ordre du jour de l'assemblée d'ici la fin de l'année". L'examen du texte avait initialement été fixé au 10 juin, avant d'être renvoyé à une date indéterminée.

"Il existe 180 dérogations à l'interdiction du travail dominical ! On nage dans l'incertitude juridique et l'illogisme", juge M. Chatel qui prône une modernisation de la législation. "Notre objectif est d'assouplir la législation, mais en préservant l'équilibre local", ajoute-t-il, estimant que ce sera aux "branches d'activité et non à la loi" de définir les conditions d'éventuels refus des salariés. Interrogé pour savoir s'il tiendrait la promesse faite par le ministre du travail, Xavier Bertrand, en décembre 2007 de doubler la paye des salariés du dimanche, Luc Chatel répond : "La proposition de loi prévoit des majorations salariales". "Nous veillerons à ce que la formule la plus bénéfique aux employés soit privilégiée", ajoute-t-il.
 
SUR "LA BASE DU VOLONTARIAT"

Au centre commercial "Thiais-Village", dans le Val-de-Marne, où il s'est rendu dimanche en compagnie de M. Bertrand, Luc Chatel a dénoncé "l'absurdité de la législation" existante. Vingt dérogations préfectorales ont été accordées en août à des enseignes de Thiais Village, dont les magasins Décathlon, Boulanger ou la Fnac mais les syndicats CFTC et FO les ont contestées au tribunal administratif. L'appel étant suspensif, les magasins de ce centre, hormis Ikea, sont soumis à des astreintes s'ils ne se conforment pas à la loi.

Aux syndicalistes qui affirmaient que l'autorisation du travail le dimanche entraînerait la "destruction de 100.000 emplois stables dans les petits commerces indépendants de centre ville", Xavier Bertrand a répondu que l'assouplissement des règles se fera sur "la base du volontariat". "Les textes devront être précis", a ajouté le ministre, tout en expliquant que les salaires devront être doublés. "Si les règles ne changent pas sur le travail du dimanche, des dizaines et des dizaines de milliers de salariés vont y perdre, ceux qui travaillent le dimanche aujourd'hui", a-t-il poursuivi, soulignant que "3,5 millions de Français travaillent aujourd'hui le dimanche et 7 millions occasionnellement". M. Bertrand avait déjà laissé entendre qu'une proposition de loi UMP visant à faciliter le travail du dimanche pourrait être débattue d'ici à la fin 2008 au Parlement.


Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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