Sarkozy exclut l'emprunt d'Etat et l'amnistie fiscale d'Accoyer

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Sarkozy exclut l'emprunt d'Etat et l'amnistie fiscale d'Accoyer


Si Bernard Accoyer voulait faire parler de lui, c'est réussi. Si c'était un ballon d'essai - comme l'assure le PS -, ça l'est beaucoup moins. Les deux idées « personnelles » formulées vendredi dans « Les Echos » par le président de l'Assemblée pour surmonter la crise financière et doper l'économie ont déclenché un tollé dans la classe politique, avant d'être catégoriquement rejetées par le chef de l'Etat lui-même. Un « grand emprunt d'Etat » ? « Absurde », a tranché Nicolas Sarkozy, rappelant à ses sept ministres les plus proches, reçus à l'Elysée, qu'il faut « garder les liquidités dans les banques » et non « vider les sicav ». Une « amnistie fiscale » pour les gros contribuables qui rapatrieraient leurs capitaux en France pour souscrire à l'emprunt ? « Pas opportune », s'est-il irrité, martelant : « C'est non, c'est hors de question. » L'exécutif juge cette proposition « malvenue », « trop clivante » en ces temps d'appel à l'union nationale. « Elle a donné du grain à moudre à une gauche jusque-là inaudible », regrette un conseiller du chef de l'Etat. Le PS est monté au créneau pour dénoncer une « insulte aux Français », oubliant que Pierre Mauroy avait envisagé une telle mesure en 1982. Le PCF, les Verts, le Nouveau Centre se sont également insurgés, comme, au sein du gouvernement, Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives : « Mon point de vue, c'est pas d'aider ceux qui ont quitté le navire en s'en mettant dans les poches. » L'UMP s'est montrée moins catégorique, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une « priorité ». Les responsables de la majorité sont en effet nombreux à penser qu'il faudra un jour trouver le moyen de faire revenir les capitaux expatriés.

Sources : Les Echos

Posté par Adriana Evangelizt

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