Sarkozy porte plainte contre l'ex-patron des RG

Publié le par Adriana EVANGELIZT

En voilà encore un que l'on veut réduire au silence car il en sait trop. Ceci dit, Sarkozy porte plainte contre Yves Bertrand comme si c'était lui qui avait prêté ses carnets au Point pour qu'ils en prennent connaissance. Or, ses carnets ont été saisis par la justice et dormait au Palais de Justice. Qui les as fait parvenir au Point ? Ce n'est pas la première fois qu'il y a des fuites dans ce lieu qui devrait pourtant être bien gardé. Il doit y avoir une taupe là-dedans qui a pour mission de divulguer les informations sensibles. Dans tous les cas, ce n'est point la faute à l'ex-patron des RG s'ils ont atterri entre les mains des journalistes.



Sarkozy porte plainte contre l'ex-patron des RG



Le chef de l'Etat réagit ainsi à la publication dans la presse d'extraits des carnets personnels de l'ancien directeur des Renseignements généraux, Yves Bertrand. L'informaticien Imad Lahoud, autre figure de l'affaire Clearstream, a lui aussi décidé de porter plainte.

Le président Nicolas Sarkozy a déposé une plainte jeudi 16 octobre contre l'ancien directeur des Renseignements généraux (RG) Yves Bertrand, notamment pour dénonciation calomnieuse, après la publication dans la presse d'extraits de ses carnets personnels, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de bakchich.info.
La plainte vise les chefs de dénonciation calomnieuse, de faux et d'usage de faux, de recel et d'atteinte à l'intimité de la vie privée, selon cette source.
La plainte viserait les carnets d'Yves Bertrand, publiés dans Le Point de la semaine passée, dans lequel il est question à trois reprises de Nicolas Sarkozy, accusé notamment "d'avoir perçu 150.000 euros dans son cabinet".
Yves Bertrand aurait ainsi "laissé porter à la connaissance d'autrui des 'informations' relatives à la vie privée portant ainsi atteinte à celle-ci et, en rapportant par ces écrits contenus dans ses carnets, altéré frauduleusement la vérité avec une volonté de nuire indiscutable", affirme l'hebdomadaire, citant la plainte.
"J'ai déposé cette plainte car Nicolas Sarkozy n'entend pas se contenter de droit de réponse dans la presse", a déclaré à l'AFP l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog.

"Pas parce qu'il est président"

"Il n'a pas déposé plainte parce qu'il est président, la preuve en est qu'en janvier 2006 il a été le premier homme politique à déposer plainte dans l'affaire Clearstream avant d'être suivi par d'autres hommes politiques", a-t-il ajouté.
L'informaticien Imad Lahoud, autre figure de l'affaire Clearstream, a également décidé de porter plainte.
Le Point, qui affirmait avoir consulté "dans leur intégralité" ces documents, ne publiait jeudi dernier aucun fac-similé de ces carnets, qui sont les 23 agendas d'Yves Bertrand saisis lors d'une perquisition en janvier 2008 à son domicile dans le cadre de l'affaire Clearstream.
Couvrant une période 1998-2003, les agendas de l'ancien directeur central des RG, entre 1992 à 2004, sont manuscrits, sous forme de cahiers à spirales.
Selon Le Point, ils donnent des détails sur la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques, dont le président Nicolas Sarkozy, Lionel Jospin alors Premier ministre ou Charles Pasqua. Ils évoquent aussi les affaires ayant secoué la Vème République durant ces années-là, parmi lesquelles "l'Angolagate".
Le Nouvel Observateur en kiosque ce jeudi revient sur ces fameux carnets, dans un article titré:
"Villepin et les carnets noirs des RG".

"Brouillons"

"Ces carnets qui ont un caractère privé sont à considérer comme des brouillons", a réagi dans Le Point, Yves Bertrand, ajoutant: "on ne peut en interpréter le contenu".
"Ce sont des brouillons dans lesquels je notais les rendez-vous avec ma fille ou mon dentiste (...). Ils ont un caractère privé, non officiel et non vérifié", a insisté mercredi l'ancien patron des RG, interrogé par l'AFP.
"Je savais qu'il y aurait un jour des fuites à partir du moment où les parties civiles auraient accès" au dossier Clearstream, a ajouté Yves Bertrand.
Ces documents "n'ont aucune valeur et sont des ragots pour certains", a-t-il dit. "Je ne me souviens plus combien d'entre eux ont été exploités après vérifications".
Yves Bertrand, resté douze ans à la tête des Renseignements généraux sous huit ministres, a publié en mars 2008 un livre de souvenirs, "Je ne sais rien mais je dirai (presque) tout" (Plon), passant déjà en revue les affaires de la Vème République. (AFP)

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

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