Yves Bertrand, 12 ans à la tête des RG comme "démineur de la République"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On se doute bien que celui qui remplace Yves Bertrand fera tout pour couvrir les dérives des politiques qui sont en place. Ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie. Ne vous en faites pas, on sait comment ça fonctionne en haut lieu ! Entre les alliances avec les pays ennemis qui infiltrent notre pays,  les pots de vin, les prises de coco, les parties de jambes en l'air, on en passe et des meilleures, on sait très bien à quoi s'en tenir. C'est pas jojo ! Au sommet, ils se permettent tout ce qui est interdit à la populace. Voilà comment ça marche.




Yves Bertrand, 12 ans à la tête des RG comme "démineur de la République"


Adulé par les uns, détesté par les autres, Yves Bertrand, patron des Renseignements généraux de 1992 à 2004 sous huit ministres de l'Intérieur de droite et de gauche, se décrivait lorsqu'il était en fonction comme un "démineur de la République".

 Le président Nicolas Sarkozy a déposé plainte jeudi contre M. Bertrand, notamment pour dénonciation calomnieuse, après la publication d'extraits de ses carnets saisis lors de l'enquête sur Clearsteam.

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin, cité dans ces écrits, l'a accusé le même jour d'être un "amateur de basse police".

"Les RG ont été une police politique mais pas au sens totalitaire du terme", disait à l'AFP l'ancien directeur central des RG (DCRG) lors de la sortie de ses mémoires, en 2007, dont le titre, "Je sais rien mais je dirai (presque) tout", résumait à lui seul l'ambiguïté du personnage.

"Les RG sont les yeux et les oreilles du gouvernement, ils doivent lui fournir des renseignements de qualité", argumentait-il.

"Je n'étais pas l'homme capable de faire sauter la République que l'on a souvent décrit, en raison des informations que j'étais supposé détenir, expliquait-il, mais un serviteur tout autant qu'un démineur de la République".

Au coeur des affaires et des secrets de l'Etat, petits et grands, la carrière de l'ex DCRG sent quelque peu le souffre.

Il est d'ailleurs rattrapé par son passé depuis la publication de ses "carnets secrets" dans Le Point - des "brouillons", assure-t-il -, étalage de la vie privée d'hommes et femmes politiques et d'affaires sensibles.

Agé de 64 ans, Yves Bertrand, - regard bougon mais qui "a des yeux derrière le crâne", selon un proche -, a été détesté par plusieurs hommes d'Etat, juges ou policiers et vénéré par autant d'autres.

Il a ferraillé notamment contre l'ancien juge Eric Halphen, en charge dans les années 1990 de l'enquête sur les HLM de Paris.

Nombre d'hommes au pouvoir ont dit haut et fort avoir essayé de le remplacer à la tête des RG, MM. Jospin et Sarkozy en tête, mais "Bertrand a toujours surfé sur la vague" s'assurant d'appuis puissants, relève ce proche.

Il s'est ainsi attiré les soutiens de Jean-Pierre Chevènement, sous Jospin, du président Chirac pendant la 2ème cohabitation ou encore de Dominique de Villepin.

Il a effectué toute sa carrière aux RG et s'est toujours opposé à toute velléité de réforme de cette "police politique", selon ses détracteurs, prônée par exemple par la gauche au pouvoir en 1989.

Il revendique l'histoire des RG, parfois trouble. Mais aussi ses succès comme la traque contre les terroristes à l'origine des attentats en France en 1995.

Il n'a rien dit, ou presque, en public sur la disparition des RG le 1er juillet dernier pour laisser la place à une sorte de FBI à la française mais n'est pas avare de critiques en privé.

En poste à l'Inspection générale de l'administration (IGA) depuis 2004, il sera en retraite le 1er janvier 2009. Mais depuis la révélation de ses carnets, il lui a été "ordonné en haut lieu", selon une source policière, de "ne plus mettre les pieds" à l'IGA.


Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt  

 

Commenter cet article