Bush reçoit Sarkozy et Barroso à Camp David

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Le gros problème que devrait comprendre Nicolas Sarkozy, c'est que les Américains n'ont nullement l'intention de remplacer leurs institutions qui ont été mises en place pour ruiner le monde. Le Nouvel Ordre Mondial dont ils nous rabattent les oreilles, c'est ça. Un grand asservissement des peuples et un grand pillage. Il est donc nécesssaire de se couper au plus vite de leur système qu'ils n'ont guère l'intention de réformer pour la simple raison que ceux qui en tirent les ficelles ne laisseront personne ramasser des milliards à leur place et qu'ils n'ont que faire d'un monde plus juste.



Bush reçoit Sarkozy et Barroso à Camp David



Le président français Nicolas Sarkozy s'arrêtait ce samedi chez son homologue américain George W. Bush à Camp David pour le presser, au nom des Européens, d'accepter une refondation de la structure financière mondiale en crise et la tenue rapide d'un sommet international.

Avant ces trois heures d'entretiens entre MM. Bush et Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso à la retraite présidentielle de Camp David, dans les montagnes du Maryland, les Américains sont cependant apparus beaucoup moins ardents que les Européens. Ces derniers veulent une réforme réelle et complète, une sorte de nouveau Bretton Woods, du nom des accords qui gouvernent depuis 1944 le monde de la finance internationale.

M. Bush a admis vendredi la nécessité de veiller à ce que les dérèglements de la machine financière qui menacent aujourd'hui de surchauffe toute la mécanique économique mondiale ne se reproduisent pas. Son administration a aussi surmonté ses réticences et accepté le principe d'un sommet international qui réunirait les pays du G8 et les grandes économies émergentes. Elle s'est dite ouverte à toutes les propositions valables.

Mais M. Bush ne s'est guère engagé au-delà d'une réforme du système américain qui, de toute façon, incombera à son successeur en janvier 2009, alors que les Européens proposent une forme de supervision mondiale des marchés, qui pourrait échoir au Fonds monétaire international. M. Bush, qui, dans son allocution radiophonique du samedi, a rappelé croire "fermement dans la liberté des marchés", a aussi mis en garde contre les effets pervers que de nouvelles réglementations pourraient avoir sur l'activité économique.

M. Sarkozy, lui, a de nouveau exhorté à tirer les leçons de la crise et a mis en garde contre le risque de ne voir dans celle-ci qu'une "parenthèse" après laquelle tout pourrait "recommencer comme avant". Au risque d'irriter les Américains, il a parlé de l'émergence d'un "monde nouveau": "Ce monde nouveau, ou bien nous arriverons à le réguler, à l'organiser, à le moraliser, et alors de cette crise sortira un progrès pour l'humanité, ou bien nous n'y parviendrons pas et le chacun pour soi, les égoïsmes, les fanatismes, la logique d'affrontement prévaudront, et alors, ce monde sera peut-être pire que celui que nous avons connu", a-t-il dit devant l'Assemblée nationale du Québec.

La Maison Blanche s'est cependant beaucoup employée à convaincre de ne pas trop attendre des discussions de Camp David. M. Bush reçoit MM. Sarkozy et Barroso parce qu'ils sont "dans les parages", sur le chemin du retour entre le Canada et l'Europe, a dit sa porte-parole, Dana Perino. "Je peux vous assurer que je ne crois pas qu'on réécrira Bretton Woods demain à Camp David", a-t-elle plaisanté.

Selon elle, la date et le lieu d'un sommet international ne devraient même pas être décidés à Camp David, où les trois dirigeants devaient s'en tenir, selon le voeu américain, à de brèves déclarations à la presse à l'arrivée de MM. Sarkozy et Barroso, avant leurs entretiens et un dîner. M. Sarkozy a cependant relevé que le principe d'un tel sommet avant la fin de l'année était acquis.

Il voudrait le voir se tenir en novembre à New York, là où tout a commencé selon lui.

Les Européens, qui reprochent aux Américains d'avoir laissé la bride sur le cou aux banquiers et aux investisseurs au nom du sacro-saint principe de la libre entreprise, se félicitent d'avoir comme rarement réussi dans la crise à coordonner leur action et à assumer un rôle contestant aux Américains leur "leadership".

Dans le "monde nouveau" dont il a parlé vendredi et dont l'émergence coïnciderait avec la fin de l'ère Bush, M. Sarkozy, qui exerce actuellement la présidence tournante du Conseil européen, a estimé que les Américains devaient "comprendre aussi qu'ils ont des partenaires, qu'ils ne sont pas seuls dans le monde".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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