L’UPM plombée par le conflit israélo-palestinien

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Israel n'a pas à faire sa loi au sein de l'UMP. Tant que cet Etat ne se conformera pas aux lois internationales, il n'a pas à être accepté comme si de rien n'était. C'est un Etat hors-là-loi. Point.



L'UPM plombée par le conflit israélo-palestinien



L’Union pour la Méditerranée (UPM) est plombée, à son tour, par le conflit israélo-palestinien. Evolution prévisible, l’entité voulue par le chef de l’Etat français découvre, à ses dépens, combien l’impasse proche-orientale est porteuse de blocage. Un remake des incertitudes vécues par Barcelone semble pointer à nouveau, avec le risque de mettre en difficulté l’un des chantiers diplomatiques, cher à Nicolas Sarkozy. A vingt-quatre heures de la conférence ministérielle de Marseille, tout laisse à penser que le paquebot « UPM » est déjà rattrapé par les vagues agitées des rives proche-orientales.

Selon des échos rapportés par le quotidien français « Le Monde », « rien » n’a encore été réglé en prévision du conclave des ministres des Affaires étrangères. A commencer par les questions qui, traditionnellement dans ce genre de forum, fâchent : la configuration organique de l’UPM, les mécanismes de pilotage institutionnel, le nom de la ville hôte du secrétariat et la nationalité du chef de l’exécutif euro-méditerranéen. Motifs de friction par définition, ces aspects avaient déjà pesé sur l’ambiance festive de la naissance. Le 13 juillet dernier à Paris, les chefs d’Etat et de gouvernement fondateurs avaient soigneusement évité d’en parler, de peur d’entacher l’acte de naissance. Aussi, ont-ils décidé d’en confier la charge aux fonctionnaires et aux ministres des AE. A en croire les chuchotements des cabinets ministériels, de part et d’autre de la Méditerranée, tout reste à faire. Bien plus, Arabes et Israéliens s’escriment à distance sur les membres non étatiques appelés à articuler la composante de l’UMP. Ainsi en est-il du statut de la Ligue arabe.

« Le Monde » croit savoir que l’Etat hébreu est d’accord pour l’entrée de l’institution dirigée par l’Egyptien Amr Moussa, avec le statut d’observateur. Mais, pour les Israéliens, il est hors de question que l’organisation panarabe prenne part aux rencontres préparatoires, aux côtés des diplomates et autres fonctionnaires. De fait, le climat n’est guère propice à la mise en branle de la croisière « UPM ». Chargée du Maghreb au Monde, Florence Beauge en a pris la mesure, à la faveur de ses échanges en « off » avec des responsables de la rive sud. A Alger, elle a relevé un agacement patent et le sentiment que les préparatifs de la réunion de Marseille sont déjà émaillés d’incertitudes. « On a l’impression qu’Israël mène la danse. On va de compromis en compromis », se plaint une source algérienne citée par la journaliste. Sentiment similaire à Rabat, où l’on dénonce-à en croire les propos rapportés par « Le Monde »-le « blocage incompréhensible et absurde » d’Israël. Des fonctionnaires des pays signataires devraient se retrouver à Marseille avec l’objectif d’obtenir à l’arrachée un compromis sur les sujets de friction.

La tâche est loin d’être facile, les tractations engagées depuis des semaines tournent « à la confusion », selon « Le Monde ». A preuve, l’annulation contre, toute attente, de la réunion ministérielle sur l’eau. Prévue mercredi dernier, cette rencontre a été remise sine die.

S. Raouf du quotidien d’Oran

Sources
Journal Chrétien

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