SNCF: le trafic sera perturbé mercredi soir et jeudi en raison d'une grève

Publié le par Adriana EVANGELIZT



SNCF: le trafic sera perturbé mercredi soir et jeudi en raison d'une grève



Une journée "perturbée" se profilait jeudi pour les usagers du rail après l'appel à la grève des conducteurs lancé par la CGT et Sud, qui protestent contre un projet de nouvelle réglementation du travail, prélude selon eux à une remise en cause de leur statut.

Les perturbations commenceront dès mercredi 20H00, début du préavis de grève, et dureront jusqu'à vendredi 08H00, mais la plupart des suppressions de trains interviendra jeudi.

Les réseaux des TGV en France, des trains régionaux et de banlieue seront affectés, selon les prévisions de la SNCF.

Les TGV transfrontaliers (Eurostar, Alleo, Lyria, etc.) et les TGV Est et Nord seront majoritairement épargnés, mais le service sera assuré à seulement 50% sur le TGV Atlantique, à 75% sur le TGV Sud-Est et à 65% sur les TGV province-province.

Vers la Belgique, un TGV Thalys sera supprimé mercredi soir, trois jeudi, et un vendredi matin.

Pour les TER, 50% du trafic sera assuré en moyenne, à l'exception de la Picardie où il sera normal. Les trains Corail Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse circuleront également à 50% du service habituel jeudi et aucun train Corail de nuit ne circulera mercredi soir.

Les lignes Corail Intercités en province seront assurées à 50%.

En banlieue parisienne, la SNCF prévoit 35% du trafic sur ses rames du RER B avec l'interconnexion à Paris Nord suspendue, 65% sur le RER C, 50% sur le RER D, et 65% sur le RER E. La ligne A du RER n'est pas touchée.

Pour les trains de banlieue, 65% de ceux au départ de Paris Est seront assurés, 50% au départ de Paris Nord, 40% au départ de Saint-Lazare, 50% au départ de Montparnasse et 35% depuis la gare de Lyon.

La grève de jeudi est due à la volonté de la direction de modifier un décret sur la durée du travail des conducteurs du fret, au menu d'une commission paritaire prévue le 12 novembre, dont la CGT a demandé mardi le report.

Pour faire face à la concurrence du privé, la SNCF estime qu'elle doit "faire évoluer les conditions de travail des conducteurs" du fret en introduisant "des souplesses dans la réglementation" (temps de repos). Elle affirme avoir déjà trouvé 800 agents de conduite volontaires du fret pour travailler sous un statut "transitoire".

Le fret est ouvert à la concurrence depuis 2006, et le redressement de cette branche déficitaire de la SNCF est l'un des objectifs majeurs du transporteur.

Les syndicats, comme Sud-Rail et la CGT, mais aussi la Fgaac et la CFDT qui n'ont pas appelé à la grève, dénoncent une "régression". La CGT dit redouter "une détérioration des conditions de travail et un affaiblissement de la sécurité".

Pour Sud-Rail, "la direction s'est lancée dans une vaste opération de recherche de +volontaires+ parmi les agents de conduite (du fret) pour en trouver acceptant de brader les conditions de travail de tous".

Au printemps, des négociations à ce sujet avaient avorté et deux jours de grève - les 9 et 10 juin - avaient été observés.

"Il y a chantage à l'emploi, avec des menaces de devoir déménager face aux baisses de trafic, ou bien accepter la déréglementation", a lancé Didier Le Reste. "C'est une démarche qui vise à terme l'ensemble des conducteurs", a assuré le responsable CGT.

La Fgaac (conducteurs autonomes) et la CFDT-cheminots, désormais alliées, jugent aussi les garanties "insuffisantes" (rémunération, parcours, charge de travail) pour les non-volontaires.

Fgaac et CFDT appellent à une nouvelle concertation, faute de quoi ils prévoient "un conflit d'envergure".

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Résistance

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