UE-Russie : discussions tendues sur la sécurité en Europe

Publié le par Adriana EVANGELIZT



UE-Russie : discussions tendues sur la sécurité en Europe



Lors du sommet UE-Russie à Nice, la question de la sécurité en Europe a donné lieu à de vifs échanges entre Moscou et Paris.

La sécurité en Europe était au coeur des discussions du sommet UE-Russie à Nice, vendredi 14 novembre, sur fond de tensions entre les présidents russe Dmitri Medvedev et français Nicolas Sarkozy. Dmitri Medvedev a ainsi appelé à "renoncer à des mesures unilatérales" affectant la sécurité en Europe, "avant la signature d'un accord global sur la sécurité européenne", en réponse à Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, qui s'était dit "très préoccupé" par les menaces du président russe la semaine dernière de déployer des missiles dans l'enclave de Kaliningrad, frontalière de l'Union européenne.
Nicolas Sarkozy s'est dit par ailleurs prêt à parler de l'idée du président russe de "pacte pour la sécurité en Europe" lors d'un sommet de l'OSCE mi-2009.

Sarkozy très "préoccupé" par les menaces russes

"J'ai indiqué au président Medvedev combien nous étions préoccupés de ces déclarations et combien il fallait qu'il n'y ait pas de déploiement dans aucune enclave tant que nous n'aurions pas discuté d'une sécurité pan-européenne", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse.
Dmitri Medvedev avait déclaré le 5 novembre que son pays déploierait des missiles Iskander dans la région de Kaliningrad, enclave russe entourée de pays de l'UE, pour "neutraliser" les éléments du bouclier antimissile américain si ceux-ci étaient déployés.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a confirmé à ce sujet sa proposition de tenir un sommet de l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) afin de discuter d'une remise à plat de la sécurité sur le continent européen. Il pourrait l'être "mi-2009", a-t-il dit.

"Faire des progrès" en Géorgie

Nicolas Sarkozy a également demandé au président russe Dmitri Medvedev de "faire des progrès" dans le retrait de son armée de Géorgie.
"J'ai eu l'occasion de dire au président Medvedev qu'il fallait qu'il y ait des progrès sur le retrait des forces russes en deux endroits particuliers en Ossétie, je pense à la vallée d'Akhalgori en Ossétie du Sud", très contestée, "et au village de Perevi, hors Ossétie du Sud", un village frontalier, a-t-il dit.
"Nous avons évoqué cette question et le président (russe) m'a dit qu'il ferait tous ses efforts pour trouver une solution et qu'on essaie d'avancer pour qu'il n'y ait plus d''irritants', formule habituelle des diplomates, entre l'UE et la Russie", a ajouté le président en exercice de l'UE.

Sources
Nouvel Observateur

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