Clearstream: Villepin sera jugé pour l'ensemble des chefs de sa mise en examen

Publié le par Adriana EVANGELIZT

 

 

Clearstream: Villepin sera jugé pour l'ensemble des chefs de sa mise en examen
Dominique de Villepin est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour l'ensemble des chefs de sa mise en examen dans l'affaire Clearstream, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

 

L'ancien Premier ministre avait été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel de vol et recel d'abus de confiance".

 

Dans leur ordonnance, les juges en charge du dossier, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, ont retenu contre M. de Villepin l'ensemble de ces chefs de prévention alors que le parquet n'avait requis son renvoi que pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

 

Dans leur ordonnance, les magistrats instructeurs justifient la "complicité de dénonciation calomnieuse" et "la complicité d'usage de faux" par le fait que l'ancien Premier ministre aurait, en avril 2004, donné instruction à Jean-Louis Gergorin de transmettre à la justice des listings accusant des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, de détenir des comptes occultes à la chambre de compensation Clearstream, en sachant que ces documents étaient des faux.

 

Les juges estiment que cette dénonciation calomnieuse relève d'un processus initié le 9 janvier 2004 lors d'une réunion au quai d'Orsay au cours de laquelle M. de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, avait demandé, en présence de M. Gergorin, au général Philippe Rondot, un spécialiste du renseignement, d'enquêter sur les listings.

 

Pour le parquet, "l'existence d'instructions données par Dominique de Villepin à Jean-Louis Gergorin, tendant à saisir ou informer un juge de l'affaire des listings" ne procède que des "seules allégations" de M. Gergorin.

"A supposer que M. de Villepin a pu entrevoir favorablement la présence d'adversaires politiques sur les listings et qu'il a incité (...) à communiquer ces éléments à la justice, écrivait le parquet dans son réquisitoire, l'instruction ne rapporte pas la preuve, de manière objective, de (sa) connaissance, au mois d'avril 2004, du caractère fallacieux" des documents.

 

"Le recel d'abus de confiance" et "le recel de vol" reprochés à M. de Villepin sont justifiés, selon les juges, par le fait que les faux listings adressés à la justice provenaient de vrais listings de la chambre de compensation luxembourgeoise illégalement conservés par un auditeur d'Arthur Andersen, Florian Bourges.

 

Sources AFP

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

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