Sarkozy, premier militant anti-CPE en 2006, selon Bruno Julliard

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Voilà un article éclairant sur la mentalité de Sarkozy. Il avait téléphoné en 2006 à Bruno Julliard, premier militant anti-CPE et lui avait demandé de tenir bon dans les manifs contre le CPE pour dessouder de Villepin. Et après il vient raconter que c'est de Villepin qui complote contre lui.



Sarkozy, premier militant anti-CPE en 2006, selon Bruno Julliard

La réaction de Jean-Pierre Gand lorsqu'il a appris la nouvelle : "Depuis des années, nous expliquons que Dominique de Villepin est un peu la victime d'un complot politique. Ca, c'est une pièce d'un complot politique. Parce quand vous avez dans le même gouvernement quelqu'un qui agit contre le Premier Ministre avec les manifestants et ceux qui veulent flinguer un projet du Premier Ministre, c'est très grave, ça s'appelle comploter. Voilà. On va retrouver ça aussi dans l'affaire Clairstream, on verra que la première victime de l'affaire Clearstream, c'est Dominique de Villepin. Alors peut-être que c'est comme ça qu'il faut faire pour arriver au pouvoir suprême, je ne sais pas, mais enfin en tous les cas, ce n'est pas ma conception de la politique."


 

Dans un entretien accordé au Mouv’, l’ancien président de l’UNEF et tout nouveau secrétaire national du PS à l’Education, affirme que Nicolas Sarkozy lui avait demandé de tenir bon contre le Contrat première embauche. Pour dessouder de Villepin

 


"Il m’avait appelé à la fin d’une manif pour me dire qu’il était mon premier soutien (…) et qu’il demandait le retrait immédiat du CPE"
 , raconte Bruno Julliard. Sauf qu’à l’époque, Nicolas Sarkozy était président de l’UMP, et ministre de l’Intérieur du gouvernement de Dominique de Villepin, à l’origine du projet de Contrat première embauche (CPE). Sa position officielle était donc de soutenir Chirac et de Villepin, de refuser tout retrait du projet de CPE.


Officiellement pour, officieusement contre
. Par pur calcul politique. "Le message qu’il voulait faire passer, c’était perdez pas espoir, en gros, ne faiblissez pas, restez dans les manifs", assure le leader socialiste.

De fait, après trois mois de manifestations estudiantines, le Premier ministre avait dû capituler. Ce spectaculaire recul, ajouté aux premiers développements de l’affaire Clearstream, avait mis de Villepin hors course pour la présidentielle de l’année suivante. Et laissé la voie libre à Nicolas Sarkozy, seul en lice pour la droite.

Bruno Julliard estime aujourd’hui avoir tiré un certain bénéfice de cette "instrumentalisation volontaire" due à "une bataille à la tête de l’Etat
(…) A ce moment-là, nos intérêts
(ceux de l’UNEF et de Sarkozy, NDLR) étaient convergents. Lui, parce qu’il (voulait) la tête de Villepin (voulait) et nous parce qu'on voulait la tête du CPE".

Sources
France Info

Posté par Adriana Evangelizt



Publié dans Villepin Sarkhozy

Commenter cet article