Les Corses et Sarko... eau dans le gaz

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Article de Corsica et apparemment, les corses sont pas contents de Sarko...

Sarkozy sans concession

par Alain Allano

Le ministre de l'Intérieur, fidèle à sa ligne de conduite après l'échec du référendum de juillet 2003, a signifié une fin de non recevoir aux nationalistes

C'est non ! Nicolas Sarkozy n'a pas varié d'un pouce quant à sa ligne de fermeté à l'égard des clandestins qui s'étaient manifestés, peu avant son arrivée, en revendiquant toute une série d'attentats. Il n'y a plus rien à négocier a-t-il laissé entendre par l'intransigeance de ses propos, ni avec les militants de la lutte armée, ni même avec ceux qui refusent de rompre avec eux. Il a d'ailleurs adressé une sévère mise en garde avec des mots choisis et qu'il voulait blessants : « D'un côté le developpement économique, a-t-il déclaré à Ajaccio, de l'autre pas la moindre faiblesse à l'endroit de ceux qui ne sont rien d'autre, à mes yeux, que des mafieux. (...) Quand on met une cagoule et qu'on met une bombe dans des villas de personnes qui ne demandaient qu'à aimer la Corse, c'est qu'on n'aime pas la Corse. (...) On peut même se demander s'ils sont Corses [les clandestins, ndlr], parce qu'aimer la Corse, être Corse et la défigurer, c'est exactement le contraire du message qu'on prétend défendre. Je suis persuadé que l'immense majorité ne se reconnaît pas dans ces cagoulés parce qu'en Corse, on est fier, parce qu'en Corse, on est courageux, parce qu'en Corse, on est accueillant, parce qu'en Corse, on est généreux. Eh bien ! Quand on est courageux, accueillant et généreux, on ne met pas de cagoule pour aller déposer des bombes. » Donc, en dépit des demandes répétées, des organisations publiques nationalistes, il ne semble plus que Nicolas Sarkozy ait envie, le moins du monde, d'aller sur le terrain où elles demandent, voire sollicitent, son arbitrage, c'est-à-dire sur le terrain d'une nouvelle négociation de type institutionnel. Il n'en fut pas toujours ainsi, mais depuis le "non" au référendum de juillet 2003 qui avait justement pour but une évolution en ce sens, le ministre de l'Intérieur a bel et bien fermé la porte, toutes les portes.

Sources : CORSICA

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Nicolas Sarkozy

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