Arcachon, port bloqué par les pêcheurs

Publié le par Adriana EVANGELIZT

En soutien et solidarité aux pêcheurs de ma ville, Arcachon. J'ai de nombreux amis qui exercent cette profession et on peut le dire, c'est un métier ingrat et difficile. Si la pêche est bonne, ils sont bien payés, s'il n'y a rien dans les filets, rien ne tombe non plus en salaire. En espérant donc que leurs revendications aboutiront...

Pour dénoncer le prix du gazole, des pêcheurs bloquent le port d'Arcachon

Les pêcheurs maintenaient dimanche 30 avril le blocus du port d'Arcachon, en Gironde, entamé vendredi pour protester contre la hausse du prix du gazole. Une dizaine de chalutiers ont été disposés côte-à-côte et reliés par un câble d'acier à l'entrée de cet important port de plaisance de l'Atlantique.

Les manifestants, une trentaine de matelots, ont été rejoints samedi par des patrons-pêcheurs. Faute d'être entendus, ils prévoyaient de rester sur place jusqu'à la fin du week-end prolongé du 1er mai, empêchant toute entrée ou sortie des bateaux de plaisance.

"Nous sommes partis pour bloquer jusqu'à mardi, puisque personne ne veut discuter avec nous. Nous verrons bien. Une réunion est prévue mardi matin à Arcachon avec la région, le département, la ville d'Arcachon, les représentants du port et les autorités préfectorales", a indiqué Alain Argelas, président du Syndicat arcachonnais des marins, armateurs et patrons (SAMAP).

"Le prix du gazole est aujourd'hui de 0,52 euro le litre, alors que le seuil de rentabilité devrait être à 0,30 euro le litre", a-t-il ajouté, expliquant que le conflit s'est durci à Arcachon parce qu'"aucune mesure conjoncturelle n'a été prise. Les matelots n'ont pas été payés depuis un mois. Nous aurions aimé avoir un signe fort du Port à qui nous avions demandé de geler la taxe portuaire de 2 %, ce qui représente déjà l'équivalent de quatre à cinq centimes d'euro par litre de gazole et par an en moyenne, d'autant que les investissements auxquels elle était destinée ont été tous faits ou presque".

"UNE VÉRITABLE PRISE D'OTAGE"

Le ministre de l'agriculture et de la pêche, Dominique Bussereau, a annoncé le 26 avril un plan d'aide de 80 millions d'euros, notamment  destiné à financer des retraits d'activité. Il sera mis en oeuvre au cours des 12 prochains mois : en contrepartie des aides structurelles et conjoncturelles qui seront versées, les entreprises s'engagent à réduire leur consommation de gazole, qui représente de 25 à 30 % de leur chiffre d'affaires. Mais les marins-pêcheurs d'Arcachon estiment que la mesure servira à financer les bateaux en grande difficulté, notamment ceux de Bretagne.

En attendant, les plaisanciers réagissaient diversement. Bloqués pour leur premier grand week-end du printemps, certains n'hésitaient pas à dénoncer "une véritable prise d'otage", d'autres estimant que "c'est leur métier, ils le défendent, on peut les comprendre".

Sources : LE MONDE

Publié dans ETAT D'URGENCE

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