Dray: «Pas question de démissionner du PS»

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Dray: «Pas question de démissionner du PS»


Le député de l'Essonne regrette cependant l'absence de soutien de Martine Aubry, la première secrétaire du PS, dans cette enquête où il est visé pour abus de confiance.

Julien Dray, soupçonné d'abus de confiance, déclare aujourd'hui au journal Le Parisien qu'"il n'est pas question de démissionner de (ses) responsabilités" au Parti Socialiste.

"Je vais me mettre un peu en retrait et ne plus siéger pendant un certain temps au bureau national", affirme-t-il. "Mais il est pour l'instant exclu que j'abandonne mes fonctions", ajoute le député de l'Essonne.

Julien Dray déplore par ailleurs que Martine Aubry, première secrétaire du PS, ne lui ait pas apporté son soutien: "Le PS a été exemplaire tous courants confondus, mis à part quelques noms... Le devoir d'un premier secrétaire, dans ces moments-là, c'est au moins d'essayer de prendre contact", déclare-t-il.

Il affirme en revanche avoir reçu le soutien, notamment, de l'ex-premier secrétaire du PS François Hollande et de la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal.

«Il a été exécuté médiatiquement»

Malek Boutih, membre du bureau national du Parti socialiste, considère ce lundi que Julien Dray "a été exécuté médiatiquement".

"Il est déclaré coupable avant même la fin d'une instruction qui à mon avis va durer longtemps" estime -t-il. Et d'ajouter: "Quand bien même cette affaire sera finie d'un point de vue judiciaire, il a été exécuté médiatiquement et je pense qu'il aura beaucoup de mal à s'en relever".

Malek Boutih a souligné que "l'association SOS Racisme n'est même pas en cause dans cette affaire" et qu'"elle est une des associations les plus contrôlées en France". Elle est "quasiment contrôlée tous les trimestres par un contrôleur du ministère des Finances", a-t-il assuré.

Le domicile de Julien Dray et son bureau à l'Assemblée nationale ont été perquisitionnés vendredi dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes des Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl.

(Source AFP)

Sources
Libération

Posté par Adriana Evangelizt

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