Martine Aubry défend Julien Dray du bout des lèvres

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Martine Aubry défend Julien Dray du bout des lèvres


La Première secrétaire du PS s'exprime tardivement sur l'affaire en dénonçant les «atteintes à la présomption d'innocence».

Martine Aubry s’inquiète des «atteintes aux libertés publiques» en France, fustigeant notamment «les atteintes à la présomption d’innocence et au secret de l’instruction comme cela a été le cas pour les mis en examen de Tarnac et aujourd’hui pour Julien Dray».


La première secrétaire du PS s’est alarmée mercredi, dans un communiqué, «des atteintes aux libertés publiques qui se multiplient dans notre pays, que ce soit la mise sous tutelle de l’audiovisuel ou les dysfonctionnements de la justice».


«Au même moment, on ne compte plus les atteintes à la présomption d’innocence et au secret de l’instruction comme cela a été le cas pour les mis en examen de Tarnac et aujourd’hui pour Julien Dray, ou les atteintes à la liberté de la presse avec l’interpellation inouïe de Vittorio de Filippis, l’ancien directeur de publication du journal Libération», écrit Mme Aubry, qui évoque pour la première fois le nom du député socialiste de l’Essonne depuis la divulgation de l’enquête préliminaire pour «abus de confiance» le visant.


Pour elle, «ces pratiques sont indignes de la France».

«Où est l’égalité des citoyens devant la justice ?»


Quelques voix s’étaient élevées au sein du PS pour s’étonner du silence de la direction depuis la mise en cause de M. Dray rendue publique vendredi après des perquisitions de son domicile et de son bureau à l’Assemblée nationale.


La maire de Lille en appelle, «au nom du parti socialiste, au président de la République, garant de l’indépendance de la justice, pour rétablir le strict respect des droits et libertés dans notre pays».


Mme Aubry se demande notamment si la justice est «encore indépendante quand des instructions individuelles sont données au parquet et que les magistrats sont rappelés à l’ordre?»


Elle évoque notamment le cas du préfet Marchiani, auquel Nicolas Sarkozy a accordé une grâce partielle qu’elle juge «d’autant plus injustifiable que le Président refuse des réductions de peines et des remises en liberté anticipées même pour des faits mineurs».


«Où est l’égalité des citoyens devant la justice au moment où le gouvernement fait voter des peines planchers en cas de récidive, y compris pour des petits délits, et que le ministère de la justice presse les magistrats de les appliquer strictement?», s’interroge Mme Aubry.

Sources
Libération

Posté par Adriana Evangelizt

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