Explosion record du chômage en novembre avec 64.000 inscrits supplémentaires

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Merci Sarkozy !



Explosion record du chômage en novembre avec 64.000 inscrits supplémentaires



Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE a enregistré une progression record au mois de novembre, avec une hausse de 3,2% en un mois qui sanctionne la chute brutale de l'emploi en intérim et la multiplication des licenciements en pleine tourmente économique.


Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, a indiqué qu'il fallait "activer tous les leviers pour relancer l'emploi" à la suite de la publication des chiffres du chômage du mois de novembre. "En mobilisant tous les leviers de la politique de l'emploi on peut amortir la crise. A condition d'être à 150% d'efficacité", explique M. Wauquiez dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France de mercredi. Dans le quotidien, le secrétaire d'Etat dévoile une partie de son plan de bataille pour que cette crise ne soit que "temporaire".


Christine Lagarde, ministre de l'Economie et de l'Emploi et le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, se sont déclarés dans un communiqué "très attentifs" à cette forte dégradation qu'ils ont imputée à la "crise économique et financière mondiale". La croissance française a péniblement atteint 0,1% au troisième trimestre, selon l'Insee.


Cette hausse mensuelle, calculée en données corrigées des variations saisonnières (CVS), est la septième consécutive et la plus forte depuis le début de l'année. Le chômage avait déjà progressé de manière spectaculaire en août (+2,2%) puis en octobre (+2,4%). Elle concerne les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé, regroupées dans la catégorie 1.


Sur un an, le nombre de chômeurs de cette catégorie a augmenté de 161.400, et de 118.500 sur les seuls quatre derniers mois. "Par rapport à la récession précédente de 1993-1994, la flexibilité du marché du travail a beaucoup progressé, et les ajustements sont beaucoup plus rapides et brutaux", a expliqué à l'AFP Jacques Freyssinet, professeur d'économie à La Sorbonne.


L'explosion constatée en novembre est liée à une forte progression sur les trois derniers mois des inscriptions à l'ANPE pour fin de mission d'intérim (+18,2%) et pour licenciement économique (+13,1%). Les entrées en chômage consécutives à une fin de CDD augmentent de 6,9%.


Pour la première fois, le nombre d'inscrits à l'ANPE est supérieur à ce qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République en mai 2007 (2.011.300 en avril 2007). Le gouvernement s'est fixé pour objectif, à son entrée en fonction le mois suivant, de ramener le taux de chômage à 5% en 2012. Calculé tous les trois mois, il est actuellement de 7,3%.


Les sorties du chômage pour reprise d'emploi ont diminué de 5,9% sur les trois derniers mois. Rien d'étonnant, puisque les offres d'emploi recueillies par l'ANPE ont chuté de 10,4% le mois dernier. En outre, la politique des emplois aidés apparaît peu dynamique, les entrées en stage baissant de 3,9%.


Alors que les annonces de suppressions d'emplois temporaires ou en CDI se multiplient (automobile, bâtiment et même le luxe), le gouvernement ne table pas sur une embellie rapide. Mme Lagarde s'attend "à voir les effets des vagues de départs annoncées lors des trois-quatre derniers mois dans le premier trimestre 2009".


Dans ses dernières prévisions, l'Insee s'attend à un effondrement du PIB de 0,8% au dernier trimestre 2008, suivi d'un nouveau recul de 0,4% au premier trimestre 2009. L'économie française, selon cet institut, perdrait globalement 97.700 postes au second semestre 2008, puis 169.000 au premier semestre 2009.


Le gouvernement, selon Mme Lagarde et M. Wauquiez, parie sur le succès du plan de relance du 4 décembre, "axé sur le soutien à l'investissement et à la trésorerie des entreprises". Pour la première secrétaire du PS Martine Aubry, M. Sarkozy doit décider de "toute urgence" un "véritable plan de relance" devant la "plus forte hausse de l'histoire" du chômage en France.


Réponse du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre: "Le chômage est bien inférieur à ce qu'il était quand elle était au gouvernement en 2002". Cette situation "était le fruit d'une politique des 35 heures ruineuses", a-t-il déclaré à l'AFP.


La CGT a réclamé la "mise en place d'un droit de veto suspensif des CE sur les plans de licenciements (...), une relance de l'économie par une relance de la consommation.


Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt  

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