Gaza: Israël s'obstine

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ah elle n'a pas honte ! Pas honte de dire qu'il n'y a pas d'autres choix pour protéger les Israéliens. Alors que le monde entier sait très bien que ce sont les sionistes qui mettent la vie des citoyens en danger en continuant sans cesse  la colonisation et l'occupation. Et Sarkozy, ce sioniste invétéré ferme sa bouche. Il est incapable d'être juste. Nous aimerions qu'il soit palestinien et qu'il subisse tout ce que subit ce peuple. Mais quelle honte que d'avoir à la tête de notre pays de tels individus. Comme de Gaulle est trahi, sali, aucun homme politique n'est capable d'avoir son courage. Tous des lavettes !



Gaza: Israël s'obstine


Par Marianne ENAULT
leJDD.fr



A l'issue de son entretien avec Nicolas Sarkozy, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a annoncé la poursuite des opérations militaires dans la bande de Gaza, justifiée selon elle par les tirs de roquettes palestiniennes. Le rejet d'une trêve humanitaire de 48 heures est confirmé. Sur le terrain, l'un des principaux dirigeants du Hamas a été tué jeudi dans un raid.

Dans sa lutte contre le Hamas, Israël semble déterminé à aller jusqu'au bout. Et la rencontre entre la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le président français, Nicolas Sarkozy, jeudi à l'Elysée, n'a en rien affaibli la volonté militaire de l'Etat hébreu. Sur le perron de l'Elysée, la dirigeante israélienne a annoncé la poursuite des opérations militaires dans la bande de Gaza, justifiée selon elle par les tirs de roquette. Et d'en appeler à "la guerre contre le terrorisme" chère au président américain, George W. Bush. "Israël est le premier rempart du monde libre", a-t-elle ajouté. L'Etat hébreu justifie ainsi toutes ses actions dans la bande de Gaza et vise le Hamas, pourtant également parti politique. "Le président Sarkozy connaît bien la situation et la complexité dans notre région, il comprend la nature de la menace à laquelle Israël est confronté", a-t-elle encore ajouté, précisant qu'ils avaient examiné ensemble "la meilleure stratégie" à mettre en oeuvre dans la région.

L'annonce de Tzipi Livni était attendue. Interrogée sur i-Télé à la mi-journée, elle avait estimé qu'Israël "n'avait pas le choix" s'il voulait "défendre ses citoyens", en référence aux habitants du sud d'Israël, régulièrement visé par les roquettes palestiniennes. "J'apprécie énormément le rôle de Nicolas Sarkozy dans la région. Mais le problème, c'est qu'à Gaza, il y a une organisation terroriste sans aucune légitimité internationale", avait-elle déclaré, toujours dans le même registre. Et de conclure: "Tant que le Hamas restera à Gaza, notre chance de paix est très mince." Une position réitérée quelques heures plus tard par voie de communiqué, et avant même l'issue de la rencontre avec Nicolas Sarkozy. "Il n'y a pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza et par conséquent, pas besoin de trêve humanitaire", pouvait-on lire dans un texte envoyé depuis Jérusalem par le ministère israélien des Affaires étrangères. Tzipi Livni juge qu'une trêve humanitaire de 48 heures, suggérée par la France, n'est pas nécessaire, car, selon elle, les camions de ravitaillement sont déjà autorisés à franchir les différents points de passage.

Un chef du Hamas tué


Sur le terrain, les bombardements se poursuivent. Le dernier bilan fait état de 400 victimes et plus de 1900 blessés. Jeudi, un raid israélien a tué Nizar Rayyan, l'un des principaux dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza et fervent partisan de la reprise des attentats-suicide en Israël. Sa famille a également été tuée dans l'attaque. Les tirs de roquettes pourraient bien redoubler d'intensité dans les heures qui viennent. Et ce d'autant plus que le mouvement islamiste a démenti le communiqué diffusé en son nom, signé par le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, et qui faisait état d'une trêve sous certaines conditions, dont la fin des raids, la levée du blocus, la réouverture des points de passage et l'obtention de garanties internationales. Mais après la mort de Nizar Rayyan, le Hamas a démenti ces informations et évoque un "faux communiqué propagé par des parties hostiles".

L'envoi d'observateurs internationaux pourrait toutefois débloquer la situation. Selon des responsables israéliens, qui s'exprimaient sous le couvert de l'anonymat, l'Etat hébreu tient à ce qu'un futur cessez-le-feu fasse l'objet d'une surveillance internationale afin que le Hamas respecte ses obligations. Du côté de l'ONU, cette présence internationale est également évoquée. "Je crois que la communauté internationale devrait cette fois étudier sérieusement l'idée d'une force d'observation, sous réserve que celle-ci contribue à une paix plus durable", a ainsi estimé Robert Serry, émissaire spécial des Nations unies pour la paix au Proche-Orient.

Promue présidente de l'Union européenne ce jeudi, la République tchèque a d'ores et déjà annoncé l'envoi d'une mission diplomatique européenne sur place. Participeront à ce déplacement le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, ainsi que les ministres des Affaires étrangères de la "troïka" européenne: le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, et ses homologues français et suédois. "La chose désagréable est qu'on ne peut pas compter sur l'administration américaine (...). Il appartient à l'Europe de reprendre l'initiative" dans ce dossier, a ainsi estimé jeudi le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek. Cette mission doit arriver sur place en même temps que Nicolas Sarkozy, qui se rendra la semaine prochaine en Israël et en Cisjordanie, mais aussi en Syrie, accusée de soutenir le Hamas et au Liban, où oeuvre le Hezbollah.

Sources
Le JDD

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