Un dirigeant du Hamas tué ainsi que 10 palestiniens dont cinq enfants, un décapité par une explosion

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Que les criminels sionistes aillent faire croire au monde qu'ils n'assassinent pas des civils.




Un dirigeant du Hamas tué par une frappe aérienne à Gaza



Le mouvement islamiste palestinien annonce la mort du commandant Abou Zakaria al Djamal. Une offensive terrestre israélienne contre la bande de Gaza paraît imminente. Le chef du Hamas, Khaled Méchaal, prévient depuis son exil syrien que le Hamas est prêt à se battre.

Abou Zakaria al Djamal, un commandant de haut rang de la branche armée du Hamas, a été tué dans la nuit de vendredi à samedi dans une frappe aérienne israélienne contre la bande de Gaza, annonce le mouvement islamiste palestinien, samedi 3 janvier. L'armée israélienne s'est bornée à dire qu'elle avait mené une série d'attaques aériennes au cours de la nuit contre ce territoire palestinien.

Jeudi, un autre dirigeant du Hamas, Nizar Rayyane, avait été tué dans un autre raid aérien israélien. La majeure partie des hauts responsables du mouvement se sont réfugiés dans des lieux secrets, par crainte des attaques ciblées israéliennes.

"Nous sommes prêts à relever le défi"


Alors qu'une offensive terrestre israélienne contre la bande côtière paraît imminente, le chef du bureau politique du Hamas Khaled Méchaal, qui vit en exil à Damas, a assuré que ses hommes étaient prêts à la lutte.

"Nous sommes prêts à relever le défi, cette bataille nous a été imposée et nous savons que nous serons victorieux, parce que nous avons pu nous y préparer", a-t-il dit dans une allocution télévisée.

Il a en outre mis en garde Israël et déclaré que les activistes, qui détiennent depuis deux ans et demi le soldat franco-israélien Gilad Shalit, pourraient capturer d'autres membres de Tsahal. "Si vous commettez cet acte insensé d'envahir Gaza, qui sait, nous pourrions avoir un deuxième, un troisième ou un quatrième Shalit", a prévenu Mechaal.

Mouvements de troupes

Le Hamas disposerait de 25.000 hommes en armes. Ses forces de sécurité sont en alerte le long des frontières avec Israël, observant les mouvements de troupes de l'autre côté et diffusant en hébreu des messages radio assurant qu'elles n'ont pas peur.

Une semaine après le lancement de l'offensive aérienne israélienne, un retour à la paix semble ainsi de moins en moins probable, en dépit des efforts diplomatiques internationaux.

Les Etats-Unis s'emploient à obtenir un cessez-le-feu qui comprendrait un mécanisme de contrôle afin d'empêcher l'entrée d'armes dans le territoire, a fait savoir le président George W. Bush. "Un nouveau cessez-le-feu unilatéral qui déboucherait sur des tirs de roquettes sur Israël ne serait pas acceptable", déclare Bush, dans ses
premières déclarations sur la crise.

"Des promesses du Hamas ne suffiront pas. Des mécanismes de contrôle, destinés à vérifier que les livraisons d'armes aux groupes terroristes de Gaza prennent fin, seront nécessaires", affirme Bush dans son discours hebdomadaire, qui devait être diffusé ce samedi à la radio nationale.

Au moins 431 morts

L'Egypte a entamé des discussions exploratoires avec des représentants du Hamas pour que cessent les combats, a déclaré un responsable palestinien à Reuters.

A ce jour, les affrontements ont fait au moins 431 morts et 2.000 blessés côté palestinien. Les roquettes tirées de la bande de Gaza ont tué quatre Israéliens, dont trois civils.

Selon une agence des Nations unies, plus du quart des morts côté palestinien sont des civils. Une ONG palestinienne des droits de l'homme situe plutôt cette proportion autour de 40%.

Vendredi, dix Palestiniens ont péri dans une trentaine de frappes aériennes israéliennes. Sept d'entre eux étaient des civils et sur ces sept, on dénombre cinq enfants, selon des médecins palestiniens.

Un missile a ainsi tué à lui seul trois enfants palestiniens âgés de huit à douze ans, qui jouaient dans une rue proche de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande côtière. L'un d'eux a été décapité par l'explosion.

Ces dernières heures, l'armée de l'air israélienne a frappé un lycée du nord de la bande de Gaza, tuant l'un de ses gardiens. Selon Israël, des activistes du Hamas se cachaient dans cet établissement, qui servait aussi de base de tir de roquettes en direction d'Israël.

Des islamistes palestiniens ont tiré quant à eux des roquettes contre la ville portuaire israélienne d'Ashkelon, faisant voler en éclats les vitres d'un immeuble. Une autre habitation a été directement touchée par la suite, et des voitures ont pris feu. On ne dénombre aucun blessé.

Méchaal a appelé les pays arabes à envoyer de l'aide humanitaire et des équipes médicales à Gaza. Israël autorise 90 camions de vivres et de matériel médical à pénétrer chaque jour dans le territoire palestinien, en disant que son ennemi est le Hamas et non pas le peuple palestinien en tant que tel.
S'attendant à des manifestations et à des violences en représailles à son offensive, Israël a bouclé la Cisjordanie occupée et renforcé la sécurité aux points de passage. (avec Reuters)

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-Israel

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