2009 : le retour dans l'Otan, avec deux commandements pour la France

Publié le par Adriana EVANGELIZT



2009 : le retour dans l'Otan, avec deux commandements pour la France


par Jean-Dominique Merchet

Son blog Secret Défense




La relance de la défense européenne - tant claironnée au cours de la Présidence française de l'UE- n'ayant pas donné tous les résultats escomptés, l'année 2009 sera sans doute marquée par des avancées nettement plus importantes dans la relation entre la France et l'Alliance. En clair, un retour dans l'Otan par la grande porte. L'affaire devrait se jouer lors du sommet de l'Otan, les 3 et 4 avril à Strasbourg et à Kehl. Ce sommet marquera le soixantième anniversaire de la signature du Traité de l'Atlantique nord.


Le président de la République pourrait évoquer cette question lors de ses voeux aux armées, dans le discours qu'il prononcera demain mardi devant les soldats français de la Finul, au sud-Liban. Mais ce sera surtout à l'occasion de la Wehrkunde, la conférence sur la politique de sécurité qui se tient tous les ans à Munich, que Nicolas Sarkozy devrait donner sa feuille de route. Il a prévu de s'y rendre, entre le 6 et le 8 février. La France souhaite reprendre toute sa place au sein de l'Otan - dont elle a quitté l'organisation militaire intégrée en 1966. Mais l'Otan d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était il y a 43 ans. Il n'y a plus, par exemple, de forces affectées de manière permanente aux différents commandements de l'Otan - qui est devenu essentiellement une série d'état-majors de différents niveaux (onze au total).


Le retour de la France pourrait se traduire par l'attribution de deux commandements à des généraux français: l'Allied Command for Transformation (ACT) à Norfolk (Virginie, Etats-Unis) et l'un des trois états-majors interarmées, celui de Lisbonne.


L'ACT est un commandement prestigieux, mais qui ne participe pas aux opérations. Il s'agit d'un état-major chargé de réflechir à la transformation de l'Alliance. Le nom du général Stéphane Abrial, actuel chef d'état-major de l'armée de l'air, est évoqué pour prendre ce poste.


Le Joint Headquarter (JHQ - quartier général interarmées) de Lisbonne est la plus petite des trois structures de niveau opératif, avec les deux JFC (Joint Forces Command) de Brunsum et de Naples.


Les Américains sont prêts à offrir des postes importants aux Français, mais ils se heurtent aux réticences des pays européens, en particulier le Royaume-Uni et l'Allemagne, assez peu enthousiastes à l'idée de céder des places à leurs camarades français.


Le retour de la France coutera cher au budget de la Défense. La France devra fournir plusieurs centaines d'hommes et de femmes, dont de nombreux officiers, pour armer les états-majors. Sa part dans le budget de l'Alliance devrait elle aussi augmenter. En 2007, la contribution française représentait 7,5% du budget total, soit 138 millions d'euros sur 1876. La France est le 5 ème contributeur derrière les Etats-Unis (25,9%), l'Allemagne (19,2%), le Royaume-Uni (11,2%) et l'Italie (7,7%).


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Sources Secret Défense

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Sarkozy-OTAN-Nucleaire

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