Gaza: accord à l'ONU sur une résolution de cessez-le-feu

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Quand on voit le cinéma qui se déroule à l'ONU, on se demande franchement à quoi sert cette organisation dont le but est de protéger les Peuples. Les Américains et les sionistes y font la Loi et bloquent tout ce qui ne va pas dans leur sens. Et la France avec l'Angleterre va dans le sens des premiers. Là, en l'occurence, ils faisaient lambiner les choses exprès afin de laisser l'armée occupante continuer sa sinistre besogne. Au début le texte occidental se contentait de "souligner l'urgence d'un cessez-le-feu" et c'était une résolution non contraignante, la belle affaire ! Les Etats Arabes ont réussi à obtenir que  la résolution -soit contraignante par définition- et  "exige" ou "appelle à" un cessez-le-feu immédiat. Mais dans les faits, qu'en sera-t-il ?




Gaza: accord à l'ONU sur une résolution de cessez-le-feu



Les ministres des Affaires étrangères occidentaux et arabes sont parvenus jeudi à un accord sur les termes d'une résolution en vue d'un cessez-le-feu immédiat à Gaza et vont passer au vote, ont indiqué des diplomates.


"Il y a un accord, les amendements arabes ont été acceptés", a affirmé à la presse le représentant permanent des Palestiniens à l'ONU, Riyad Mansour, précisant qu'il s'attendait à un vote "unanime" au Conseil de sécurité.


Il faisait référence à un projet de résolution rédigé par la Grande-Bretagne, auquel les ministres arabes ont proposé des amendements. Selon des diplomates, la version amendée du texte "souligne la nécessité et appelle à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza".


Peu après, un diplomate occidental a confirmé à l'AFP l'existence d'un accord. Ce diplomate, parlant sous couvert de l'anonymat, a précisé que le texte final saluerait l'initiative diplomatique du président égyptien Hosni Moubarak.


A l'issue d'une médiation effectuée en début de semaine dans la région par le président français Nicolas Sarkozy, l'Egypte a proposé un plan en trois points (cessez-le-feu à durée limitée, ouverture des points de passage et réconciliation interpalestinienne), à commencer par le cessez-le-feu.

Elle a ensuite fixé à trois jours maximum le délai pour parvenir à la fin des hostilités sur la base de ce plan.

Une réunion du Conseil de sécurité, qui devrait déboucher sur un vote, était prévue à 17H00 (22H00 GMT).

Les ministres étaient engagés depuis la matinée dans d'intenses tractations pour trouver des formules de compromis afin d'adapter le texte britannique, appuyé par les Etats-Unis et la France, à certaines exigences des Etats arabes.


Ces derniers insistaient notamment sur la nécessité que la résolution -contraignante par définition- du Conseil de sécurité "exige" ou "appelle à" un cessez-le-feu immédiat. Au début le texte occidental se contentait de "souligner l'urgence d'un cessez-le-feu".


Le texte, dont la dernière version n'était pas encore distribuée à la presse, devrait inclure également un appel à un retrait immédiat des forces israéliennes de Gaza, un arrêt des hostilités dirigées contre les civils -ce qui inclut les tirs de roquettes par le Hamas sur Israël-, l'ouverture des points de passage vers Gaza et l'accès de l'aide humanitaire destinée à la population.


La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et ses collègues français Bernard Kouchner et britannique David Miliband avaient décidé mercredi de prolonger leur séjour à New York pour tenter de débloquer les tractations avec leurs collègues arabes sur la situation à Gaza.


Les trois ministres occidentaux étaient arrivés mardi à New York pour participer à une réunion exceptionnelle du Conseil consacrée à la situation à Gaza convoquée à la demande des pays arabes.


L'enjeu est la réponse que le Conseil de sécurité peut apporter à l'opération militaire israélienne contre le mouvement radical palestinien Hamas dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 700 morts en 13 jours.

Jusqu'à jeudi, les Etats-Unis s'étaient montrés hostiles à l'adoption d'une résolution -par définition contraignante- demandant un cessez-le-feu à Gaza, pour ne pas gêner Israël. Washington privilégiait plutôt une déclaration du Conseil, non contraignante.


Mais les ministres arabes, qui ne pouvaient retourner chez eux les mains vides, faisaient le forcing pour obtenir dès jeudi un vote sur une résolution contraignante.


Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt  

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