Les faux frais de Sarko

Publié le par Adriana EVANGELIZT



Les faux frais de Sarko


par Olivier Toscer

Son Blog


Pouvoir d'achat présidentiel

En 2007, nouvellement élu à l'Elysée, Nicolas Sarkozy qui se présentait comme le président du pouvoir d'achat commençait par augmenter le sien.


Il s'octroyait une hausse de son traitement de chef de l'Etat de 200 %, le portant à 19 000 euros net mensuel.

Pour justifier cette augmentation royale, il avançait deux arguments.


Une justification inélégante


Primo, il faisait remarquer délicatement que son prédécesseur Jacques Chirac, même avec un traitement de président très inférieur (6400 euros), gagnait autant que lui via le cumul de plusieurs pensions de retraite.

Ce qui est à première vue parfaitement exact.


Mais à première vue seulement.


Sarkozy ne touche aucune retraite en sus de son salaire de président.


Mais toujours associé à un cabinet d'avocat d'affaire qui porte son nom, il perçoit des dividendes.

Il n'a pas le droit de les toucher tant qu'il est à l'Elysée. Mais les percevra quand il quittera le Château.

Combien ? On ne le sait pas exactement.


Il n'a divulgué que ses dividendes - modestes - de l'année 2005 ! 17 000 euros. De complément de salaire annuel donc.

 

Une justification spécieuse


Deuxio, Sarko fait valoir également que lui, contrairement à ses prédécesseurs, réglait sur son propre compte ses dépenses personnelles.


L'argument est là carrément spécieux.


Car si ni Mitterrand, ni Chirac ne mettait la main à leurs portefeuilles au moment de payer l'addition, Sarko y rechigne également.


Un exemple parlant


Exemple : un soir d'octobre 2007 revenant d'un match de rugby, Sarko invite une quarantaine de convives du show-biz et de la politique pour des agapes privés dans un grand restaurant parisien.


Le dîner fait polémique : qui a payé ?


L'Elysée fait savoir dans un premier temps que la Cour du président était invitée par le restaurateur.

Mais celui-ci dément !


L'Elysée doit finalement convenir avoir réglé la note. Sur fonds publics donc.


Voilà une des petites anecdotes qui intéressent la Cour des Comptes du bon monsieur Seguin.


Sources : Dossier signalés

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