Enfants interpellés à la sortie de l'école: "On ne traite pas des enfants comme des adultes", dit Alliot-Marie

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Enfants interpellés à la sortie de l'école:
 "On ne traite pas des enfants comme des adultes", dit Alliot-Marie


La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a estimé vendredi qu'on ne "traite pas des enfants comme des adultes", après l'interpellation par des policiers mardi, devant leur école de Floirac (Gironde), de deux cousins de 6 et 10 ans, suspectés de vol de vélos.


"Par principe, on ne traite pas des enfants, surtout très jeunes, comme des adultes", a jugé la ministre qui s'exprimait sur France 2 et devant l'AFP.


Selon elle, "il y a des principes, ensuite il faut savoir ce qu'est la réalité des faits", or, sur cette affaire, "les versions divergent", a-t-elle poursuivi.


"Il est indispensable que toute la lumière soit faite sur la vérité des faits, c'est la raison pour laquelle, dès jeudi, j'ai demandé qu'il y ait une enquête administrative interne et c'est ensuite que l'on pourra dire si les choses ont été faites correctement", a ajouté la ministre.


"Lorsque des fautes sont commises, je n'hésite pas à sanctionner, quand il n'y a pas de fautes, je soutiens les personnes", a relevé Michèle Alliot-Marie qui dit attendre les résultats de l'enquête interne.


"Je (les) aurai dans les jours qui viennent et je pourrai juger, et à partir de là prendre des sanctions si (elles) se justifient", a-t-elle assuré.


Selon le directeur départemental de la Sécurité publique Albert Doutre, la police a agi sur requête d'une mère de famille qui avait déposé plainte pour vol de vélos et qui a pensé les reconnaître aux mains des deux garçonnets.

Dans un communiqué, le parquet de Bordeaux avait souligné que "lorsque ses services ont été avisés, les mineurs se trouvaient déjà au poste de police".

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a déclaré dans un communiqué qu'il "s'interrogeait sur les circonstances de l'interpellation", tandis que le responsable local d'un syndicat de police a, lui, mis en cause "la hiérarchie" girondine qui pratiquerait, selon lui, "la religion du chiffre et des statistiques".


"Il n'y a pas de politique de résultats, il y a un résultat à obtenir qui est la protection de nos concitoyens", a assuré vendredi la ministre de l'Intérieur, qui "assume cette responsabilité avec les forces de l'ordre".


Sources AFP
 

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