Pour la France:”Jérusalem, capitale de deux Etats”

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Article venant d'Israël...




Pour la France: "Jérusalem, capitale de deux Etats"



Jérusalem, capitale éternelle de l’Etat d’Israël. Cet état de fait ne semble pas plaire à tout le monde et les déclarations sans équivoque du Premier ministre Binyamin Netanyahou, faites cette semaine à l’occasion du 42e anniversaire de la réunification de la ville, ont été mal accueillies en France.

Rappelons que lors des festivités organisées jeudi dernier pour le Yom Yeroushalayim, Binyamin Netanyahou avait affirmé,  à la Knesset et un peu plus tard, lors des commémorations à la Colline des Munitions (Guivat hatahmoshet), que Jérusalem resterait “à jamais la capitale unifiée de l’Etat d’Israël”. Il avait ajouté que ” la souveraineté israélienne sur Jérusalem unifiée permettrait d’assurer la liberté de culte pour les trois religions”.

Et c’est dans ce contexte de polémique que le président de la République française Nicolas Sarkozy a invité Netanyahou à le rencontrer à Paris le 3 juin prochain. L’information a été communiquée par l’Elysée.  Il s’agira du premier entretien entre les deux hommes depuis que Netanyahou a pris ses fonctions à la tête du pays.

Le mécontentement de la France a été exprimé par le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères Frédéric Desagneaux qui a souligné que pour la France, “Jérusalem devait devenir la capitale de deux Etats, dans le cadre d’un accord de paix négocié”. Il a ajouté: “La France condamne, de manière générale, la poursuite de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est”. Ces positions du Quai d’Orsay ne sont pas nouvelles et ne surprendront personne.

Mais elles sont conformes également aux propos tenus par Nicolas Sarkozy lui-même lors de sa visite en Israël l’an dernier, au mois de juin, peu de temps après son élection. Invité à prendre la parole à la Knesset, le président de la République française avait alors  déclaré qu’une paix
était “impossible sans l’arrêt total et immédiat de la colonisation”.

Et il avait ajouté : ” Il ne peut y avoir de paix, même si je sais combien le sujet est douloureux, sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d’accès aux Lieux Saints pour toutes les religions. Il ne peut y avoir de paix sans une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967 et des échanges de territoires qui permettront de construire deux Etats viables”.

Sources
Actu co il

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