Jean-Luc Bennahmias : « Sur la Turquie, Sarkozy ment aux Français »

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Jean-Luc Bennahmias : « Sur la Turquie, Sarkozy ment aux Français »

 



A l’occasion de l’ouverture de la campagne officielle pour l’élection du Parlement européen, le journal France-Arménie publie une série d’entretiens réalisée auprès des têtes de listes des principales formations politiques. Pour Jean-Luc Bennahmias, n°1 de la liste MoDem dans la circonscription du Sud-Est, l’entrée de la France dans le commandement intégré de l’Otan implique certaines obligations à l’égard de la Turquie.


France-Arménie : A moins d’un mois des européennes, la campagne électorale semble avoir moins d’écho que jamais parmi les Français. Comment expliquez-vous ce désamour de l’Europe et le clivage extraordinaire entre la classe politique et les citoyens à ce sujet ?



Jean-Luc Bennahmias : Il est vrai qu’en validant ses listes aussi tardivement l’UMP ne donne pas aux électeurs le sentiment que le Parlement européen soit une instance efficace, transparente et faisant œuvre utile pour l’ensemble des concitoyens européens. Pour le reste, il faut être lucide : nos concitoyens ont trop de soucis en tête : pouvoir d’achat, chômage, crise économique, écologique. Tout cela ne pousse pas à s’intéresser de très près à une instance qui leur apparaît malheureusement lointaine. Le MoDem, lui, propose un programme totalement franco-européen, notamment à partir des emprunts européens. Ceux-ci permettraient à différents pays de faire face à la crise financière, économique et sociale, et de décider un plan de relance sur les grandes infrastructures.


F.A. : Tandis que Nicolas Sarkozy s’est clairement exprimé en faveur d’un partenariat privilégié entre l’UE et la Turquie, le MoDem de son côté ne mentionne rien de précis à ce sujet. Votre parti Mouvement reste-t-il toujours opposé à son entrée ?



Jean-Luc Bennahmias : En ce qui concerne le Mouvement Démocrate, l’adhésion de la Turquie n’est pas du tout une évidence, voire même, n’est pas nécessaire et n’est pas structurelle à la construction de l’UE. Nous envisageons davantage la Turquie dans le cadre d’une coopération renforcée. Quant à Nicolas Sarkozy, je ne lui laisse pas le droit au Président de la République de dire qu’il est contre l’entrée de la Turquie. Quant on rentre dans le commandement intégré de l’Otan et que l’on dise juste après être contre l’entrée de la Turquie dans l’Union, on ment au peuple français !


France-Arménie : Concernant la situation dans le Caucase, et plus particulièrement le conflit du Karabakh, on observe que les dernières déclarations émanant de chefs d’Etat ou de responsables de l’OTAN ou de l’UE, penchent au gré des circonstances, tantôt en faveur de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, tantôt pour le droit à l’autodétermination du peuple arménien du Karabakh. Quelle est votre position et celle du MoDem sur le sujet ?



Jean-Luc Bennahmias : De mon point de vue, le Haut Karabakh fait partie notoirement de l’Arménie, en tant que partie de l’Arménie historique. Il me semble que la reconnaissance ce fait est en train de faire son chemin.

Propos recueillis par Paul Adjamian


Dossier préparé avec Oskian Kendirian et Jean Stepanian


(1) Résolution du 18 juin 1987 sur « une solution politique de la question arménienne »

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SourcesFrance Arménie

Publié dans Sarkozy-OTAN-Nucleaire

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