Je demande l'assassin du Comte Folke Bernadotte...

Publié le par Adriana EVANGELIZT





Dans la famille des Terroristes sionistes...


Je demande l'assassin du Comte Folke Bernadotte...



Le Daily Telegraph, publié à Londres, est devenu un canard douteux, que possèdent deux frères jumeaux (des personnages louches, dont le seul fait qu’ils aient pu se payer un quotidien a fait se hausser plus d’une épaule). Ce journal est devenu une caricature de caniveau, méconnaissable, du journal prestigieux qu’il fut, naguère.


Aujourd’hui, il met l’accent sur des potins dignes de Clochemerle autour de « peoples », même s’il faut dire que sa dénonciation récente de la rapacité et des magouilles de politicards britanniques au petit pied a rendu un service signalé aux citoyens (quand bien même, là encore, cette dénonciation fut quasi-exclusivement basée sur des ragots de bas étage et centrée sur des personnages certes douteux, mais néanmoins (hélas !) en vue).


Toutefois, il y a quelque chose qui a la vertu de racheter le Telegraph moderno-vulgaire : ses avis de décès : les descriptions des personnes récemment défuntes sont rédigées dans un style que seul le qualificatif de sublime peut décrire. Les hauts-faits et les flops d’innombrables personnalités captivantes sont détaillés par le menu, avec force détails amusants (et parfois, même, croustillants), avec élan, avec élégance, avec un sens exquis de la tournure qui fait mouche.


Aussi, chaque matin, tandis que je parcours les journaux du monde entier sur Internet, une des choses que je regarde avec attention, ce sont, précisément, les Avis de Décès du « D.T. ». J’ai connu un certain nombre de ceux dont les existences ont ainsi été décrites dans ses colonnes (ce qui est de plus en plus déprimant, plus le temps passe…) et voir leurs prouesses ainsi couchées sur le papier, d’une manière aussi stylée, est un pur délice.

Mais ça, c’était jusqu’à la semaine dernière…

Le 21 mai, le Daily Telegraph, en effet, a publié l’avis de décès d’un homme – non, pas d’un homme : d’un paquet répugnant de charogne contaminée – du nom de Yehoshua Zettler. L’avis était écrit magnifiquement, of course : c’était son objet qui soulevait le cœur…

La notice nécrologique expliquait que


« Yehoshua Zettler, disparu le 20 mai à l’âge de quatre-vingt-onze ans, avait été le commandant, à Jérusalem, des Combattants pour la Liberté d’Israël, ou Lehi (connu des Britanniques sous le nom de Gang Stern) ; c’est lui qui avait planifié et supervisé l’assassinat du médiateur des Nations Unies, le Comte Folke Bernadotte, le 17 septembre 1948. Bernadotte, qui appartenait à la famille royale de Suède, avait été envoyé au Moyen-Orient par les Nations-Unis afin d’y superviser une médiation entre Israéliens et Arabes au sujet du devenir de la Palestine ».



Ce représentant des Nations Unies était quelqu’un de bien (comme la quasi-totalité des envoyés des Nations Unies), qui voulait faire tout son possible afin de servir tous les humains, quels qu’ils soient. Donc, les sionistes l’ont liquidé.


Quant à Zettler, c’était un fanatique, un criminel lâche, un assassin sans remords, qui, après son crime répugnant, continua à mener une existence paisible et prospère en Israël, respecté et admiré par les Israéliens, ainsi que par ses nombreux admirateurs aux États-Unis. C’était un des terroristes de tout premier plan de l’ère moderne, un de ceux qui ont le mieux « réussi ».


Il a véritablement promu le terrorisme contemporain et il a été honoré en raison même de ses crimes. Quel accomplissement ! Et quelle illustration de ce que sont les sionistes, qui ont engendré, assumé et louangé sa bestialité odieuse !

L’assassin Zettler était considéré (par les sionistes) comme un combattant de la liberté. Comme aurait pu le dire Time Magazine, dans ce style négatif étrange, mais néanmoins modérément stylé, dont il use à propos des gens : « Pas terroriste, lui » [No terrorist he].


La notice nécrologique de Zettler indiquait qu’ « il n’avait jamais regretté sa responsabilité dans l’assassinat » et qu’il disait : « Lorsque nous avons barré à Bernadotte en nous dressant devant lui et que nous lui avons dit : « Partez d’ici ! Quittez Jérusalem, et retournez d’où vous venez : à Stockholm ! », Bernadotte n’a rien dit. Donc, nous n’avions pas le choix. »


Zettler n’avait « pas le choix ». Il devait donc tirer comme un lapin un homme bon et affable…
Quel sauvage à vomir ! Et quel exemple magnifique, pour les Taliban, les gens du Hamas et tous les autres extrémistes cinglés, de l’autre côté du mur !


Ensuite, Zettler participa à un massacre perpétré dans le village de Deir Yassine, un faubourg de Jérusalem. Cette atrocité, dans laquelle plus de cent Arabes non armés furent assassinés par des membres du Gang Stern (auquel appartenait Zettler) et de l’Irgoun, dirigé par Menachem Begin (qui allait devenir Premier ministre d’Israël), n’a jamais suscité la condamnation unanime que des Arabes auraient soulevée, dans le cas où ils se seraient livrés à une telle orgie de crimes.


Un témoin israélien avait déclaré que « les attaquants ont délibérément tué tous ceux qu’ils trouvaient encore vivants, comme si tout être vivant, dans ce village, était un ennemi. La seule idée que les assassins avaient en tête, c’était : « il faut les tuer, tous, jusqu’au dernier… » C’était une belle journée printanière, les amandiers étaient en fleurs, les prairies étaient pleines de fleurs aussi, mais, partout, il y avait la puanteur des cadavres, l’épaisse odeur du sang, et l’odeur – terrible – des corps, que l’on brûlait, dans la carrière ». Et un des tueurs, Ben Zion-Cohen, de l’Irgoun, avait déclaré, quant à lui, sobrement : « Nous avons éliminé tous les Arabes qui nous tombaient entre les pattes. »


Quand c’est Israël qui fait ça, on appelle cela « combat pour la liberté ».


L’horreur du massacre perpétré (entre autres) par Zettler à Deir Yassine ne ressemble que trop aux actes de terreur commis durant l’invasion et la destruction de la bande de Gaza par Israël, voici de cela quelques mois.


Durant leur assaut dévastateur, les vaillants soldats et aviateurs des Forces Israéliennes de Défonce (oups : de Défense…) ont tué trois-cents-treize enfants palestiniens. Quels types merveilleusement courageux – chapeau ! Je me demande combien de décorations ils ont reçues, pour leur chasse aux gamins. Ils ont peut-être touché un bonus, quand les gamins massacrés l’avaient été à l’intérieur d’écoles de l’Onu ?


Pour ne prendre qu’un seul exemple, l’artillerie israélienne a bombardé « l’école primaire Onu de Beit Lahiya, où près de deux mille Palestiniens étaient venus se réfugier, fuyant les combats. Deux enfants, âgés de cinq et sept ans, ont ainsi été tués à l’intérieur d’une salle de classe…  »


Et puis il y a eu la petite Farah al-Helou, dix-huit mois. « La famille al-Helou avait reçu l’ordre d’évacuer son domicile, à Zaytoun, à l’est de Gaza. Mais, tandis qu’ils tentaient de partir, des soldats israéliens ont tiré sur eux. Farah a été atteinte par une balle dans le ventre, et elle est morte, s’étant vidée de son sang, deux heures après. » Wâouw ! Vite, que l’on donne une médaille à ce courageux sniper !...


Le rapport exhaustif de l’Onu sur les atrocités perpétrées à Gaza ne sera jamais rendu public. Afin de parer à toute éventualité, l’enquête à été confinée aux investigations sur les morts et les destructions dans les seules installations de l’Onu, évitant le caractère spécifique des assassinats délibérés d’enfants (les Israéliens ont attaqué des ambulances et détruit des dépôts de denrées alimentaire et de médicaments, perpétrant là des actes qui, n’importe où dans le monde, sauf en Palestine, seraient considérés constitutifs de crimes de guerre.)


Mais Washington s’est assuré que le Secrétaire général de l’Onu ne permettrait aucune critique visant les assassins israéliens. M. Ban Ki-moon est un homme fort agréable, mais ses deux prédécesseurs n’auraient en aucun cas permis cette sorte de dissimulation patente et moralement abjecte. C’est bien là, d’ailleurs, évidemment, la raison pour laquelle M. Ban a été choisi…


Mais tout cela contribue à apporter la démonstration qu’Israël n’a absolument pas changé, soixante ans après. Le psychotique Netanyahu, son nouveau Premier ministre, a déclaré qu’il allait continuer à construire des colonies illégales, traitant ainsi les résolutions de l’Onu avec le mépris qui le caractérise.


Et les États-Unis vont continuer à lui apporter leur soutien, avec ses bombes nucléaires et tout le toutim…


Il y a de cela soixante ans, les Israéliens entamaient leur carrière de terroristes en Palestine, dont ils arrachèrent brutalement les terres à ses habitants depuis tout temps, tuant autant d’Arabes que possible, lors de leurs crises de folie meurtrière. L’assassin Yehoshua Zettler est crevé, et peut-être son « âme » est-elle en train de pourrir en enfer ; mais, Dieu m’en est témoin, son exemple maléfique est toujours là, et bien là, parmi nous.


(Un ouvrage de Brian Cloughley au sujet de l’armée pakistanaise, de la guerre, des coups d’état et du terrorisme, doit sortir au mois de juin, aux États-Unis, aux éditions Skyhorse. Adresse URL de son site ouèbe : [beecluff.com->http://www.beecluff.com)


Sources Altermonde sans Frontières  

Publié dans Sarkozy-Israel

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