Israël veut qu'Obama respecte les engagements de Bush

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Israël veut qu'Obama respecte les engagements de Bush



L'Etat d'Israël souhaite que le président américain Barack Obama respecte les ententes conclues avec lui par son prédécesseur sur la colonisation, a affirmé mardi un ministre israélien.


"Lorsque le président américain demande le gel de la construction, y compris de jardins d'enfants (dans les colonies), il s'écarte des ententes conclues avec Israël par le président (George W.) Bush", a affirmé à la radio publique le ministre de l'Environnement Gilad Erdan, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.


"En 2004, M. Bush a indiqué dans une lettre que la construction pourrait continuer dans les grands blocs d'implantations en Judée-Samarie (Cisjordanie), et c'est en vertu de ce texte qu'Israël a ensuite évacué une vingtaine de colonies dans la bande de Gaza" en 2005, a-t-il poursuivi.


"Les fonctionnaires du département d'Etat américain connaissent ces ententes", a-t-il insisté.


Le président américain Barack Obama a affirmé lundi, avant son départ pour le Proche-Orient, la nécessité d'une certaine fermeté envers Israël sur la création d'un Etat palestinien et la colonisation dans les territoires.


Dans un entretien accordé à la radio publique américaine NPR, M. Obama a justifié cette fermeté par le fait que la tendance générale actuelle dans la région était "profondément négative" pour les intérêts israéliens et américains.


M. Erdan a rappelé qu'Israël est par ailleurs engagé par la +Feuille de route+, un plan international de paix lancé en 2003 et resté lettre morte qui prévoit la création par étapes d'un Etat palestinien.


"Mais, il ne faut pas pointer un doigt accusateur sur Israël, car ce plan exige que les Palestiniens mettent d'abord fin à la violence alors qu'ils ne luttent pas contre les organisations terroristes", a-t-il dit.


"Ceux qui pensent pouvoir exercer des pressions au détriment des intérêts et de la sécurité des habitants d'Israël se trompent (...). Nous pensons qu'il faut poursuivre le dialogue avec l'administration à Washington et qu'il est possible de la convaincre", a encore dit M. Erdan.


De son côté, Yitzhak Herzog, ministre travailliste des Affaires sociales, a constaté mardi que si "l'administration en place à Washington a changé (...) cela ne remet pas en question notre alliance avec les Etats-Unis. Entre alliés et amis, la critique est légitime".


"Les Américains pensent qu'Israël n'a pas fait tout le nécessaire en Cisjordanie, et l'épreuve consistera à démanteler, conformément à nos engagements, les colonies illégales" créées sans l'aval des autorités israéliennes, a-t-il ajouté sur la radio publique.


"Ces colonies illégales portent atteinte aux blocs de colonies qui font partie du consensus, y compris dans l'accord de Genève", a ajouté M. Herzog, en allusion à un plan de paix alternatif conclu en 2003 en Suisse par des intellectuels et des hommes politiques israéliens et palestiniens.


Interrogé par l'AFP, un haut responsable israélien a estimé sous condition d'anonymat que "ce qui compte surtout pour nous dans les propos d'Obama, c'est le fait qu'il a rappelé avec force son soutien profond à Israël. Il a réitéré l'importante alliance de nos deux pays basée sur des valeurs communes".


"Nous pensons par ailleurs qu'il faut toujours être francs et honnêtes entre amis, et il est bon et parfaitement normal qu'un président américain soit ferme dans ses prises de positions".


Benjamin Netanyahu a rejeté lundi la demande américaine de geler la colonisation en Cisjordanie, affirmant que le gouvernement ne construirait pas de nouvelles colonies et détruirait les avant-postes illégaux mais n'empêcherait pas l'expansion naturelle des colonies existantes.


Sources AFP
 

Publié dans Sarkozy-Israel

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